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35° relevés sur les deux jours, ça fait chaud, très chaud, surtout en Nouvelle Zélande où la couche d'ozone est déficiente. En gros, ça tape fort, très fort. Même les nuages habituels de Christchurch ne sont plus là pour nous protéger, puisque la destination du week-end est Kaikoura, once again, histoire de se faire les mollets pour le programme de nos vacances de Noël, et de voir les premières baleines de notre vie pour un certain 16 décembre ...
Samedi 15 : Mont Fyffe
Arrivées la veille sous la pluie, levées tôt sous un ciel gris, mais il fait déjà très doux. Ptit dej en attendant que l'office de tourisme ouvre, car nous voulons réserver notre sortie de demain pour voir de grosses bêtes.
Renseignements pris au passage sur le weather forecast, parait qu'il va faire beau. Bon bon ...
15 km pour gagner le carpark, et c'est parti pour 8h annoncées de rando et 1400m de D+. Chouette alors.
Ça commence sec, mais à ce rythme on atteint rapidement la mer de nuages, pour voir apparaître au loin le vrai océan !
Très rapide pause au lookout, et on continue la montée, directe et raide, mais efficace ! Nous sommes maintenant au dessus de la mer de nuages, qui depuis s'est complètement dissoute. La péninsule de Kaikoura apparaît nettement, et on se prend même à chercher les baleines sur la côte !
A ce rythme, le refuge supposé être à mi-chemin ne tarde pas, et au bout de 2h30, nous arrivons à la « saddle » où se niche la cabane. Pause picnic en admirant quelques cyclistes qui descendent le chemin en VTT à toute allure. 1h30 seulement annoncées pour gagner le sommet, on ne va quand même pas se refuser ce plaisir ! C'est encore plus raide, et surtout encore plus chaud, le soleil à la verticale est sans pitié, et on ne peut pas dire que la végétation nous soit d'une grande aide pour nous offrir de l'ombre.
Sinon, l'intérêt de la rando est que le Mont Fyffe est le premier sommet le plus proche de la côte, ce qui explique les vues « dégagée » depuis le chemin, lui-même tout en crêtes ! 1500 m de dénivelé devant soi, cela reste rare et impressionnant !
Une bonne dizaine de minutes plus tard et nous sommes au sommet, à 1605m exactement. Vue à 360° sur Kaikoura, le Pacifique et les montagnes, de quoi faire tourner la tête !
Après s'être offert les délicieuses joies du vertige en toute sécurité, la descente est engagée, et c'est là que les choses se corsent. C'est bien entendu raide, très raide, très long, très chaud, et nos cuisses ont souffert. Descente interminable même si forcément beaucoup moins longue que l'ascension, et le chemin qui pourtant s'offre à nos yeux telle la muraille de Chine (restons modestes) n'en finit jamais. Seule surprise, un vélo couché croisé en pleine ascension pour le refuge, avec pour programme le sommet le lendemain, suivi de la descente intégrale ! Sont fous ces kiwis !
Arrivée enfin, mais dans le bon timing, le temps de troquer les chaussures de rando contre les tongs, de refaire les 15 km vers Kaikoura, de garer le van sur la péninsule, de mettre la bière au frais dans l'océan (et encore, il est trop chaud cet océan !), et de s'installer pour l'apéro sur le coup des 19h !
Chouette diner de pré-anniversaire en compagnie des phoques, coucher de soleil superbe sur notre sommet, et après une telle journée, seuls les coups de soleil nous empêchent de dormir comme on l'aurait mérité !
Dimanche 16 : Whales watch !
7h15 un dimanche matin, réveillées depuis déjà une heure, il ne nous reste plus qu'à nous lever pour éviter de mourir étouffées vives dans le van ! Le soleil est déjà très très fort, et on se met à la recherche d'un coin d'ombre pour prendre le ptit dej sans cuire une nouvelle fois nos bras & jambes.
9h30, petite ballade au milieu des phoques. 9h55, van garé. 10h, vidéo « maritime » pour avoir un avant goût de la ballade. 10h30, nous sommes dans le bateau ! Au programme, plein de baleines à voir, mais surtout à trouver !
Kaikoura est un des trois seuls endroits au monde où un canyon marin approche d'aussi près la côte (moins d'un kilomètre), ce qui permet une observation aisée des baleines qui viennent y plonger (plus de 1000m de profondeur) pour se nourrir.
Le but du jeu est donc d'écouter au sonar l'activité baleinière, de repérer une baleine en train de remonter à la surface (pour environ 20-30 min) et de s'y rendre. Il y a en permanence un minimum de 2 bateaux sur zone, plus un hélicoptère et généralement quelques bateaux privés de recherche, ce qui fait circuler les informations très rapidement. Le seul problème est que seuls 3 « engins » sont autorisés par baleine pour éviter de trop perturber ces espèces protégées. Dès qu'une baleine est repérée, c'est donc la course entre tous les bateaux pour y arriver dans les temps et s'assurer une place de choix pour l'observation du mammifère. Estomacs sensibles s'abstenir ...
La ballade dure un peu moins de 3h, et nous avons réussi à voir 5 baleines (la moyenne est de 2) et à assister à 5 plongeons ! Pas de dauphins malheureusement, et on commence à se dire qu'ils ne doivent vraiment pas nous aimer.
Retour sur terre l'estomac plus ou moins accroché, ballade dans les boutiques pour retrouver l'équilibre terrien, langouste grillée sur la plage pour couronner ce très chouette week-end (sans doute un des meilleurs à ce jour en Nouvelle Zélande) ... et retour dans un van surchauffé sans clim ...
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