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Itinérances : Annuaire des Voyages et des Activités de Plein Air



horloge parlante

24/11/07 Dunedin city

Samedi 24 : chocolate !

 

8h du mat, la tête en vrac, pas vraiment réveillées, fait chaud et le van est en pente, on entrouvre les rideaux discrètement, et la mémoire revient instantanément : nous sommes à Dunedin, bien entendu garées dans une rue pentue (c'est difficile d'en trouver une plate ici), et les 5h de route de la veille sont presque oubliées.

 

Direction l'i-site comme d'habitude pour y faire le plein de documentation touristique et se refaire une beauté. Ça n'est pas vraiment touristique, mais c'est sans doute la première fois qu'on voit des toilettes aussi grandes (avec salle d'attente et fauteuils confortables, oui oui. Bref, l'office de tourisme est idéalement situé sur l'Octogon, point névralgique de Dunedin, avec ses bars, restos et cathédrales, musée, théâtres.

 

Tartines avalées rapidement, on commence direct par St Paul's Cathedral, encore une vraie belle église typique de l'île du sud (on n'a d'ailleurs toujours pas compris une telle différence nord/sud).

   

  

Un coup d'œil à la partie maori, et on zappe sur la City Art Gallery. Le bâtiment est lui aussi magnifique, très très bien restauré, et un portier nous ouvre ... la porte. Une expo très bien faite pour commencer sur l'évolution des femmes sur les tableaux, et quelques objets bizarroïdes à l'étage pour ne pas être déçues, comme d'habitude. Dommage, car beaucoup d'autres expos étaient seulement en préparation (et donc fermées au public) et avaient l'air plutôt originales.

 

Pas de temps à perdre, donc on enchaine avec la gare, supposée être le bâtiment le plus photographié de Nouvelle Zélande. Même si on n'a pas vu énormément de photographes, elle était quand même très jolie, et l'intérieur n'y avait rien à perdre : beaux escaliers, coursives en hauteur et murs en céramique.

 

 

Le petit marché de producteurs avait lui aussi l'air bien sympathique, et une fois mises en appétit par toutes les odeurs mêlées de saucisses grillées, de fromages et de poissons frais (1€ la sole, pas cher pas cher), on décide de faire 100m à pied pour aller voir ce qui se passe près des énormes silos de l'usine de Cadbury. 11h55, on franchit le seuil d'entrée, et ça tombe bien, la prochaine visite guidée est à midi (organisées sur ce coup-là !). Tickets achetés, self visite de 10 min dans le mini musée très bien fait, on a fait au passage les réserves de graines de cacao grillées, et c'est parti.

 

 

Petit film introductif sur Cadbury, distribution de chapeaux « hygiéniques », dépose des sacs personnels à la consigne, et la seule chose qu'on a le droit de garder, c'est un petit sac en plastique pour récolter les échantillons de dégustation à chaque étape de la visite. Chouette alors ! Pour un samedi, quelques chaines de production fonctionnaient quand même, et oui oui, on a pu voir les barres chocolatées de « Moro » (une vendue toutes les 2s en Nouvelle Zélande) défiler sur les tapis roulants. 1 petite heure à travers les différentes chaines avec de très chouettes explications, et des non moins intéressantes distributions de chocolats, et enfin nous entrons dans le fameux silo violet que l'on voit depuis toute la ville (les 2 autres, blancs, étant remplis d'un mélange lait-sucre). On nous a prévenues, le sol est glissant, et il est recommandé de raser les murs en se  tenant à la rampe. Pourquoi ? Parce qu'au centre du silo est en train de couler la plus grande cascade de chocolat au monde ! Alors forcément, pour recueillir du chocolat, il suffit juste de dévier un tout petit peu vers le centre !

 

 

Visite guidée finie, nos sacs en plastique sont bien remplis, et on peut rester à loisir dans l'aire du musée, afin de finir de lire ce qui nous manquait ! Une fois nourries à l'odeur de chocolat, on décide de prendre rapidement un vrai lunch, et on poursuit sur un des nombreux musées de Dunedin, l'Otago Settlers Museum, qui retrace l'histoire des premiers pionniers irlandais à débarquer sur la côte, avec une riche section sur la description de trajet en bateau côtes anglaises-Nouvelle Zélande à l'époque : environ 3 mois de voyage, une seule malle autorisée par voyageur, pour recommencer une nouvelle vie inconnue à l'autre bout du monde. On est forcément restées jusqu'à la fermeture, pour ensuite profiter tranquillement du soleil avachies sur un banc en se remémorant toutes les belles pièces maori et les appareils ménagers amusants de la Nouvelle Zélande des années 50.

 

Court répit, puisque l'héritage walkway nous appelle : beaucoup de beaux bâtiments dans une ville néo-zélandaise, c'est suffisamment rare pour ne pas en profiter, et on se fait donc notre course (ou plutôt marche) d'orientation perso dans Dunedin entre les monuments historiques imposants. Thème photographique imposé : les échelles.

 

 

Re-pause sur un banc ensoleillé avant la montée (on vous l'a dit, Dunedin est toute en pente), et on s'arrête au passage devant la carte d'un resto prétendument français pour saliver devant le menu ...jusqu'à ce qu'une femme sorte du-dit resto encore fermé et nous interpelle en nous demandant (en anglais) si nous sommes françaises. Résultat des courses, on passera 20 bonnes minutes à l'étage à corriger ses menus et à lui expliquer la prononciation française. L'ouverture du restaurant était prévue pour la semaine suivante, et elle a sans aucun doute été soulagée par notre visite ! On a certes vu quelques belles bouteilles passer sous notre nez (car nous avons aussi corrigé la carte des vins) mais malheureusement aucun dégustation en vue.

 

On est presque au bout de notre journée, il nous reste encore une montée, de choix celle-là ! Rien de moins que la rue la plus penchée au monde (inscrite dans le guiness des records). On gare sagement le van en bas (il ne serait jamais arrivé en haut tout seul), et on attaque l'ascension en faisant au passage des photos pièges. Ce qui est sûr, c'est que c'est pas la maison du dessous qui bouche la vue, avec une telle inclinaison ! Arrivée au sommet, il y a même un robinet pour les valeureux grimpeurs ! Descente en courant, on a essayé sur 5m, puis on s'est arrêté sur 10m. Très très dur ...

 

 

Journée optimisée, et il nous en reste encore plein pour le lendemain. Direction la plage, à 5km au sud de Dunedin, pour observer les vagues et les surfeurs au soleil couchant, diner léger à base de noddles, van garé avec vue sur mer, et on ne fait pas long feu. Fatigant, mais tellement bien !

 


 

Dimanche 25 : beer !

 

Dimanche matin, grasse mat' écourtée sous peine de mourir cuites à l'étouffée dans le van. 8h30, le soleil tape déjà très fort, et la fenêtre ouverte nous offre enfin un souffle d'air frais, en plus d'une superbe vue sur l'océan Pacifique et ses surfeurs, qui manifestement se sont levés plus tôt que nous.

 

 

Ptit dej sur la plage, ballade sur le petit sentier de randonnée à flanc de falaise pour rejoindre l'autre plage, observer d'autres surfeurs encore, puis retour vers le van pour débuter notre journée.

   

 

 

Il est 9h45, et on a tout juste le temps de gagner Dunedin « once again » pour entrer dans SON musée 5 min après l'ouverture, à 10h05 précises. Et ça commence bien, parce que c'est gratuit, contrairement aux 10$ que nous avait promis notre guide. Gratuit donc, et comme d'habitude, ce musée est énorme : il faudrait au minimum une journée, et nous possédons seulement quelques 3 petites heures !

 

Dur choix entre les salles à faire en priorité (car on se réserve le droit de revenir un autre week-end bien sûr), et une fois n'est pas coutume, on délaisse la partie maori pour les contrées plus exotiques et lointaines des îles Pacifique. Les salles sont magnifiques et très fournies, présentant entre autres un guerrier de l'île de Tavalu (perdue en plein milieu du Pacifique) avec son casque en peau de poisson (à pics), son épée sciante en dents de requin et son armure en fibres de noix de coco. Beaucoup de très belles armes, très finement ouvragées, et plein de beaux bols en bois précieux, qu'on aurait bien aimé ramener chez nous !

 

 

 

Midi, nous venons à peine de finir cette petite partie du musée, hors de question de commencer la partie maori, on se décide alors à flâner pendant une petite demie-heure dans la galerie d'animaux empaillés, depuis les araignées (car a priori ça s'empaille) et les énormes crabes-araignées (à faire des cauchemars), aux ours polaires et gorilles.

 

12h45, il est temps de lever le camp, l'apéro nous attend ! Direction la Speight Factory, autrement dit la visite guidée de l'usine de fabrication d'une des plus grandes marques de bière néo-zélandaise. Première surprise, nous ne sommes que 4 pour la visite de 13h, et c'est plutôt chouette. Deuxième surprise, la guide semble très pressée, et l'on apprendra plus tard qu'elle a débuté la veille son nouveau boulot. Sinon, la visite était sans doute bien, mais le double de temps en plus eût été appréciable (pour au moins avoir le temps de lire tous les panneaux explicatifs !), même si notre guide, à défaut de ne pas savoir trop de quoi elle parlait, était très sympathique. Visite éclair donc, ce qui au final a eu pour conséquence de nous faire passer 20 bonnes minutes dans la salle de dégustation, avec les 6 différentes bières de Speight à la pression à volonté. Bien joué ... Il parait que c'était bon (moi je me suis contenté de limonade) et appréciable ;-)

 

 

J'AI donc repris le volant, au moins sur la première partie du retour ;-). Vraiment trop de choses à voir dans ce coin-là, il va encore falloir y revenir !


Publié à 04:36, le 24 novembre 2007 dans On the road again
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