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Itinérances : Annuaire des Voyages et des Activités de Plein Air



horloge parlante

15/11/07 Malborough Sounds

Jeudi 15 : Departure 

 

Le dernier jour off de l'année (à part Noël &cie), c'était pour ce week-end ! Pas de fête nationale en Nouvelle Zélande (enfin pas à notre connaissance), mais par contre au moins un jour férié propre à chaque région ... et comme on est rusées, on a eu celui du Manawatu quand on y était ET celui de Canterbury ce week-end ci.

 

Bref, pour profiter au maximum de ce week-end de 3 jours, direction le Nord de l'île du Sud, plus précisément la région de Bleinheim, Picton et surtout des Malborough Sounds. Boulot fini vers 17h, on pack le van rapidement, quelques dernières courses vite fait, on dit au revoir à nos collocs qui partent dans les îles Cook se marier (oui oui, c'est pas mal) et qu'on ne reverra pas avant 2 semaines, et c'est parti.

 

Tout modestement, nous nous arrêterons à Kaikoura dormir sur notre plage réservée. Toujours pas de dauphins ou baleines en vue (ça commence à sentir la publicité mensongère), tea pris à l'intérieur du van, et dodo assez tôt, car la route nous attend demain.

 


 

Vendredi 16 : wines

 

Réveil tôt, il a plu une bonne partie de la nuit, et le temps est encore très humide. Pas grave, c'était prévu, on va donc se passer de la vue des sommets enneigés (ou pas, puisqu'on ne les voit pas) plongeant sur l'océan.

 

 

 

8h15, on quitte Kaikoura, et le prochain arrêt est prévu à Bleinheim, après 150 km de Pacific Coast. Le temps reste gris, voire pluvieux, et c'est dommage car on rate les couleurs habituellement turquoises du Pacifique ... et toujours pas de dauphins ...

 

Arrivée vers 11h à Bleinheim, à qui on pourrait sans doute donner le titre de capitale vinicole de Nouvelle Zélande. Les vignes nous accueillent à environ 20 km en amont de la ville, et les timides rayons de soleil ajoutés à la promesse d'un apéritif de luxe nous redonnent le sourire.

 

Passage obligé à l'office de tourisme pour repérer les « châteaux » intéressants. Notre critère premier, ceux mettant en bouteille du Gewürtztraminer. Le second, ceux qui proposent des dégustations gratuites. Le supra-critère : les deux réunis !

 

11h30, on a fait notre choix, pris la météo au passage (beau tout le week-end) ainsi que la carte des vignobles, yapluka (mais le tout avec modération, rassurez-vous)!

 

Le premier ne nous emballe vraiment pas, déjà, il ne ressemble pas à un château ! A la rigueur, ça pourrait être une vieille ferme en désordre, mais bon. On a seulement ouvert la porte de la voiture sans même oser en descendre (et de toutes manières on ne savait pas où aller ...). Demi-tour donc, vers les autres chateaux soulignés sur notre carte.

 

Sur tous les vignobles traversés, on n'aura croisé aucun château traditionnel. Les constructions  valent vraiment le coup d'œil, et les curiosités vont du château fort construit de toutes pièces à la villa toscane, en passant par des types « usine » très répandus. On y croit encore, et on s'arrête donc au château « Villa Maria », qui se révèle être un mix entre usine et belle salle de réception (la première étant cachée derrière la seconde).

 

Un petit groupe est déjà en train de siroter, et sans rien qu'on demande, la dame du comptoir nous demande quel vin on préfèrerait déguster. Pas de chances, le Gewurtz n'est pas proposé en dégustation ce jour-ci, et elle nous sert du coup son éventail de vins, eux disponibles. Si on ne l'avait pas stoppé, on aurait enchainer la petite dizaine de bouteilles déjà ouvertes, mais on a un van à mener à bon port, alors on reste sages.

 

Difficile cependant de ne pas craquer pour les vendanges tardives (qu'on connaît déjà de l'île du Nord), et c'est d'ailleurs le seul vin qu'on a trouvé bon, les autres semblant très acides (exactement le même type de saveur qu'on retrouve si on conserve une bouteille ouverte plus d'une journée ici). Bref, fin de la dégustation pour nous, après avoir discuté avec la jeune serveuse dont le frère a travaillé 2 ans en France ... dans un château du bordelais !

 

Nous reprenons le van (alors que le groupe qui nous avait précédé remonte dans son gros taxi, qui vraisemblablement fait la tournée des vignobles), quelques 20 petits kilomètres, et le dernier château nous apparaît (trois sont largement suffisants en pleine conduite !)

 

Ambiance différente, plus familiale et moins commerçante, et une jeune chilienne nous sert un set de dégustation pour deux (sagesse sagesse) ... avec cette fois-ci du Gewurtz, ma foi pas mauvais du tout, et une découverte : du pinot gris, très frais et très fruité ! Celui là on le retient pour nos futurs plats de poissons et fruits de mer, une dernière gorgée de vendanges tardives pour la route, et on arrête l'alcool pour le week-end ... Pause appréciable ceci dit !

 

20 km plus tard, et nous voici à Picton. I-site, ballade le long de la plage pour repérer les bateaux taxis susceptibles de nous offrir leurs services, repérage de l'itinéraire du lendemain, réflexion (intense), et la décision est prise ! Et une fois la réservation faite, il faut bien un petit break pour s'en remettre : pelouse verte, palmiers, plage et banc avec vue sur fjords ... on a vu pire ...

 

 

 

Les forces revenues, et surtout le soleil complètement apparu, on se décide à déplacer le van jusqu'au point de départ d'une chouette rando sur le Victoria Domain. Ça monte, ça descend, ça remonte, puis ça descend à nouveau, et le chemin se rétrécit au fur et à mesure. Mais la vue elle se magnifie : le but est d'atteindre le « snout », et pour y arriver,  le chemin suit plus ou moins la côte accidentée. A propos snout = museau du ver de terre, ce qui veut bien dire ce que ça veut dire. En d'autres termes, nous allons à la pointe d'un fjord !

 

 

 

Lookout en route, descente infernale, et enfin nous y sommes ! La vue est dégagée sur tout le chenal des fjords, le soleil chauffe à blanc, l'eau est turquoise-émeraude, et on a même droit à une régate de voiliers pour faire le spectacle !

 

 

 

 

Retour par le même chemin, en croisant au passage un VTTiste. Pas grave, on aura notre dose le lendemain (hehehe). Mine de rien il commence à se faire tard, vient l'heure de manger sous les derniers rayons de soleil, puis d'observer le ballet des ferrys déchargeant et chargeant leur lot de touristes. Dodo tranquille sur le parking de l'i-site (on n'a pas été chercher bien loin) en prenant des forces en prévision du lendemain.

 


 

Samedi 16 : Mountain Bike !

 

Bah oui, on vous avait prévenus que l'île du sud allait être plus orientée « sport ». Le meilleur moyen de s'en mettre plein les yeux dans les Malboroughs Sounds est de parcourir le Queen Charlotte track, qui se fait en 5 jours de marche. Pas le temps sur notre week-end de 3 jours donc.  Sauf que c'est aussi un des plus meilleurs single track (comprendre sentier VTT) de Nouvelle Zélande. Et comme on est rusées, qu'on a peur de rien, et surtout qu'on essaie d'en faire le max possible, on a tout bonnement décidé de louer des VTT pour la journée, de s'arranger avec des bateaux taxis, et de se faire notre portion perso du sentier sur 2 roues !

 

Ça a été dur de choisir quelle partie « rider », mais on s'est finalement décidé pour le début du sentier, puisque d'une part c'est l'option qui nous permet de voir tout le fjord en bateau (le début est ... au bout !), et d'autre part c'est celle qui est fermée aux VTT pendant la summer saison (à partir du 1er décembre). Ce qui explique qu'on avait RDV à 8h15 le matin pour essayer les vélos, faire les papiers, et prendre le bateau taxi à 9h pour se faire déposer à 10h sur la terre ferme. En prévision 27 km de VTT sur sentier de montagne, une très grosse montée pour attaquer, une très raide descente pour suivre, et une longue douce montée/descente pour suivre, avant un tronçon final plutôt « plat ». Intéressant non ?

 

 

 

8h15, nous sommes donc toutes les deux à faire un tour à vélo dans Picton, ça va, la taille est OK, et les freins n'ont pas l'air trop mauvais (contrairement aux pneus bien usés). On embarque au passage un casque chacune, une chambre à air en rab, et une mini pompe. Le soleil tape déjà très fort, la journée s'annonce superbe, et nous embarquons à 9h comme prévu. Le bateau est grand et confortable (sièges abrités à l'intérieur), et le trajet est déjà époustouflant. L'eau est turquoise (je l'ai déjà dit), les pentes des fjords très abruptes, et surtout les plages désertes qui parsèment les côtes sont du genre à faire rêver. Pas mal de belles villas perdues dans la végétation, accessibles seulement par la mer (ce qui implique bateau et ponton à disposition), et quelques luxueux complexes hoteliers aussi, situés eux sur le track.

 

   

 

9h45, on commence à apercevoir le ponton perdu au loin dans notre baie, le bateau s'approche lentement, nous arrivons au paradis. Fidji, Tahiti, enfin toutes les images de papier glacé vendues par les agences de voyage ... nous y sommes : fougères arborescentes, sable fin, palmiers et eau clarissime posent le décor.

 

 

 

10h, on débarque tout notre matos ... le sourire jusqu'aux oreilles en roulant sur le ponton ... les yeux cherchant déjà l'endroit idéal pour un bivouac de rêve la prochaine fois (parce que forcément il va falloir y revenir pour de vrai) ... en n'osant même pas penser à la journée qui nous attend ...

 

 

 

... jusqu'à ce que nos yeux rencontrent LA pente, qui commence à environ 2m en aval du panneau « Queen Charlotte Track ». Un monstre. L'inclinaison qui fait déjà peur à pied. Celle qui défie les lois de la physique. Celle pour laquelle on voudrait des crampons ... Celle qu'on va devoir faire en vélo !

 

  

 

Bref, pour résumer, on a en bavé, mais on n'a rien regretté, les paysages étaient à la mesure de sa verticalité ! Sinon, plus concrètement, on a beaucoup plus transpiré à pousser le vélo qu'à pédaler. 1h plus tard, le lookout du sommet nous permet une pause bienvenue, mais courte car les papi&mamie randonneurs nous collent aux basques (et on a notre petite fierté, oui oui). Photos, fruits secs, et en avant la descente ... beaucoup trop raide pour notre (petit) niveau. C'est déjà moins fatiguant à descendre, et en 45 minutes nous sommes à la seconde bay. Ouf !

 

  

 

On pousse enfin les pédales pour la presque première fois sur un vrai chemin bien de chez nous, l'eau turquoise est à 20m en contrebas, la vue est superbe, et il est difficile d'écrire mieux que les photos !

 

  

 

Le reste du trajet sera beaucoup plus « soft », avec une descente de rêve, mais ça ne nous empêchera pas d'être en retard sur le dernier check point. Nous décidons donc de nous arrêter au km 17, qui correspond à la baie des « Furneaux Lodges », un des fameux complexes hoteliers de luxe (mais abordables) du track. Un rapide coup de fil à notre bateau taxi pour changer d'arrêt, et il nous reste 50 min pour engloutir notre picnic et se reposer les pieds en éventail sur une plage ... superbe ? magnifique ? incroyable ? ... comment vous dire, les mots me manquent ...

 

  

 

Le spectacle est cependant loin d'être fini, il nous reste le retour tranquille en bateau, pendant lequel on visitera beaucoup plus de criques qu'à l'aller, pour aller chercher des randonneurs, ou tout simplement les habitants des fameuses villas qui désiraient rejoindre la ville pour quelques heures. Quelques villas à vendre, à faire envie pour nos vieux jours, amis on s'est dit qu'il valait mieux attendre d'avoir progressé en VTT.

 

Retour sur la terre ferme, on enchaine en restant dans le thème de la journée : nous avons prévu de passer la nuit à Havelock, petite ville située à 35 km à l'ouest de Picton, en roulant sur le très fameux Queen Charlotte Drive. C'est donc parti pour 35 km de virages étroits, qui laissent découvrir à chaque fois une vue différente sur les fjords et leurs criques. 1 bonne heure plus tard, après de multiples arrêts photos, on découvre enfin du haut du dernier lookout Havelock et sa baie aux moules, puisque c'est semble t'il son attrait principal.

 

Dernière descente tortueuse, et nous y voilà. C'est forcément tout naturellement qu'on se dirige vers la marina, en y repérant au passage des douches apparemment gratuites (denrée rare et recherchée !). Van garé avec vue sur les bateaux, les douches se révèlent être payantes, ce qui du coup nous a valu une sieste monumentale (jusqu'à la nuit tombée) après cette journée fatigante.

 

Pas de chance, après s'être réveillées vers 21h30, et avoir mangé un peu, il a fallu qu'on installe le van pour la nuit juste au moment où le gardien de la marina passait en voiture. Notre van allumé ne devait pas spécialement être discret dans un parking plein de 4x4 et de remorques bateaux. Et le gardien ne s'est donc pas gêné pour toquer à la fenêtre 30 min plus tard pour nous rappeler que l'overnight camping était interdit dans la marina, et qu'en conséquent il nous fallait déménager. Réveil pas vraiment de bonne humeur, 15 minutes à rouler dans Havelock pour trouver un autre coin, et finalement on s'arrête pour de bon dans une rue à l'écart, devant un B&B (Hum), pour une seconde nuit bien méritée.

 


 

Dimanche 17 : siesta/playa 

 

Réveil tôt car le soleil chauffe le van (trop), et pour la peine, on va se prendre le petit déjeuner dans la marina, à notre place d'hier. Pas vu le gardien, mais en tous cas l'endroit était de choix pour un dimanche matin avec croissants (oui oui).

 

  

 

Sans manger de moules, Havelock n'est quand même pas si intéressant que ça, et comme il est hors de question de pousser plus à l'ouest (ce qui nous éloignerait encore plus de Christchurch), on décide de parcourir le Queen Charlotte Drive dans l'autre sens, et de profiter du charme de Picton un maximum de temps.

 

  

 

Parcours verso de la route, re-photos et retour à Picton sous le même soleil de la veille. Pour chercher la fraicheur, on va visiter le musée, curieuses de découvrir l'activité baleinière passée de la région. On n'a pas été déçues ! Nous n'avons pas encore vu de baleines néo-zélandaises, mais les vertèbres exposées au musée nous ont largement laissé entrevoir la taille supposée de la bestiole ! Quant à la noix de coco retrouvée dans un estomac (de baleine évidemment), on s'interroge encore sur ses trajets potentiels pour en arriver là !

 

 

Balade en bord de mer, boutiques, puis vient l'heure de quitter cet endroit magnifique pour 5 longues heures de route jusqu'à la maison. Break au milieu pour dire bonjour à nos potes les phoques (de Ohau Point), pour arriver à 20h à Christchurch, plus fatiguées qu'en en partant ... Mais on y reviendra quand même !

 


Publié à 07:41, le 15 novembre 2007 dans On the road again
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