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Rien à voir avec les résultats du rugby (ici on porte plutôt le noir en toutes circonstances ), mais aujourd'hui était le jour de la France, non pas en Nouvelle Zélande (n'exagérons rien), mais dans la petite ville d'Akaroa, située à 1h30 de route de Christchurch, premier lieu de débarquement pour les colons français de l'époque, au 18ième siècle.
Akaroa est maintenant réputée pour ses rues françaises, son ambiance si particulière et surtout ses excellents restaurants (cuisine française oblige), et fête chaque année ses lointaines racines avec plein de stands français et entre autres curiosités une course d'escargots. Les stands français ne m'intéressaient pas particulièrement (je connais un peu), la course d'escargots un peu plus, mais surtout Stacey m'avait promis des très beaux paysages.
Je suis donc partie dans la matinée (la course aux escargots était prévue pour midi pile), le beau temps était prévu, mais Christchurch étouffait surtout sous la brume matinale. La voiture, neuve (ou presque) et automatique (bof bof) a même été très sage, et a fait tout ce que je voulais (vu son prix d'achat, c'était pas évident !). Et pour commencer, la route était magnifique : après une demie-heure le soleil a commencé à taper sérieusement, et l'approche des fjords n'était que plus belle ! Forcément, dans ces conditions là, je me suis emportée, et les arrêts photos se sont succédés ... j'ai donc raté les escargots de course, mais au moins j'ai des belles photos de la rade d'Akaroa
J'ai quand même fini par arriver, parking organisé dans un champ, navette gratuite jusqu'au village. Je suis déposée au milieu d'une grande pelouse, où tous les stands sont rassemblés, ça sent les crêpes partout, et on me propose dans les 10s où je suis descendue du bus un passeport français de la République d'Akaroa ... Merci, mais j'en ai déjà un
D'après mes observations scientifiques (nombre de personnes faisant la queue à chaque stand), je déclare les crêpes gagnantes haut la main du prix du public, suivies par les gaufres (c'est français ça ?) et les croissants/viennoiseries. Par contre je suis déçue, je n'ai pas senti un seul fromage ni un seul saucisson. Sinon les pauvres escargots étaient déjà passés à la casserole, et j'ai quand même vu quelques courageux s'y attaquer. Tous les stands étaient tenus par des français purs et durs (y'avait qu'à écouter leur accent quand ils parlaient anglais), mais pour y en avoir autant, je ne sais absolument pas d'où ils sortaient tous !
Reconstitution (hautement historique) du premier débarquement français sur la plage, avec costumes de l'époque et tout et tout ... et surtout défilé en suivant de toutes les familles d'origine française, chacune avec une petite pancarte et leur nom inscrit dessus
Petite ballade dans le village, toutes les boutiques sont bien entendu ouvertes, et tous les balcons décorés en bleu blanc rouge. Je ne parle même pas du nombre de bérets que j'ai vu, ça n'était pas Bayonne mais presque ! Ambiance très bonne enfant, et, cerise sur le gâteau, de la (très bonne) musique française relayée par nombres de hauts parleurs dans toute la ville : ça faisait plus de 6 mois que je n'avais pas entendu du Da Silva, Camille ou autres, et ça a vraiment fait du bien . (Pas pu cependant échapper au classique « voulez vous coucher avec moi ce soir »)
Je ne sais pas quoi dire pour décrire Akaroa ... c'est tout simplement magnifique : la ville est à fleur d'eau dans cette petite enclave du Pacifique à l'intérieur des terres, on peut bien sûr admirer les fjords d'en face, l'eau est turquoise émeraude par endroits, le relief est omniprésent, il suffit de traverser la route pour grimper un peu dans les collines, lesdites collines sont plantées de pins, les chemins de rando à travers la pinède sont superbes, l'eau clapote tranquillement contre les flancs des bateaux ... la vie a l'air paisible ...
C'était sans doute en plus la première vraie journée d'été, avec une température d'été (25° facile), une vraie brise d'été (celle qui rafraîchit juste ce qu'il faut et qui sent la résine et l'océan), et une ambiance de fête du village au lointain ... Le rêve toute éveillée ...
Après avoir sillonné le village, son phare et ses collines en long en large et en travers, il a bien fallu que je retourne à la voiture, et heureusement, je m'étais gardé le « tourist drive » (la route touristique) pour un retour en douceur. Au lieu de longer la plage en bas, j'ai donc suivi la « summit road » en haut des collines, pour avoir un point de vue constant sur les fjords et leurs belles plages de sable blancs ... Plein de superbes coins à explorer en perspective ...
Ça a l'air bien l'île du sud
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