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Itinérances : Annuaire des Voyages et des Activités de Plein Air



horloge parlante

05/08/07 Holidays, first week

Lundi 06 août: rock climbing

 

Lundi matin, on se réveille tranquillement à Ohakune, la capitale de la carotte qu'on connait déjà pas mal. Et les vacances commencent plutôt bien : un croissant, et un vrai, pour le ptit dej ! Check rapide à l'office du tourisme, mais les prévisions météo sont plutôt pessimistes : pluie pour la matinée, pluie pour l'après midi, et pluie encore plus fort pour le lendemain. Résultats des courses, on décide de partir pour l'autre côté du Mont Ruapehu, à Whakapapa, au cas où le temps serait un tout petit peu meilleur, mais surtout parce que les randos sont plus courtes, et permettent de mieux « coller » au temps capricieux.

 

On n'échappe forcément pas à l'aller-retour classique, au bout de 10 km parcourus, en se rendant compte qu'on a oublié de faire le plein à Ohakune, ce qui permet au temps de s'empirer considérablement. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que la pluie violente qui nous accompagne sur la route nous refroidit. La seule solution qui s'offre à nous, c'est le mur d'escalade du backpacker à National Park : au chaud, au sec, avec peut être même un accès aux douches chaudes et à la cuisine ... finalement, ça a l'air pas trop mal vu sous cet angle.

 

 

La salle est chouette, pas immense, mais elle suffit largement à notre apprentissage ! Mention spéciale à la cheminée cachée dans un coin, censée conduire à une chambre ! Bref, une fois que les bras n'en peuvent plus, après avoir amplement profité du confortable salon pour organiser notre picnic, des douches chaudes et même de la boiling water à la cuisine commune, il est temps de prendre congé : le bulletin météo ne s'est pas amélioré, et on décide donc de pousser encore plus au nord pour être au sec sous terre, à Waitomo.

 

Départ 17h, arrivée dans la nuit, et déjà 3 vans sont parkés pour la nuit sur le parking de l'office du tourisme ... héhéhé ...

 


 

Mardi 07 août: glow worms

 

 Waitomo, nous voilà ! Pluie au petit matin, et on attend l'accalmie pour se lever pour de vrai et découvrir le paysage autour : c'est vert (on peut le comprendre), vallonné, et plutôt mignon. Petit déjeuner en extérieur à la chaleur du soleil, et comme il est devant nous, on va faire un petit tour à l'office du tourisme. La principale attraction de Waitomo, c'est son sous-sol, pareil à un gruyère suisse (d'après notre rough guide lui-même), truffé de vers luisants (qui ne sont pas du tout des vers luisants, mais des larves de moustiques qui fabriquent leur lumière biologique). Et forcément, il y a des expéditions sous terre pour tous les goûts, de la ballade en bateau tranquille dans les grottes à la journée entière à patauger « underground ». On a bien notre petite idée sur la question, mais on se laisse la journée pour décider où partira notre budget Clin d'oeil

 

En attendant, il a recommencé à pleuvioter. Reconnaissance rapide des lieux où on ira se balader le soir à la nuit tombée pour chasser les glow worms, puis petit road trip en direction de la mer, en visitant au passage la grotte gratuite de Piripiri, censée abriter des glow worms. Malheureusement, nos frontales et leurs vieilles piles n'étaient pas vraiment à la hauteur, et on n'a pas osé s'aventurer très loin. Heureusement, sur la route, il y avait aussi plein de petits agneaux (mignons et bons !), des vaches énormes (une curiosité locale), et plus sérieusement  le Mangapohue Natural Bridge, une grotte effondrée qui formait un pont naturel du plus bel effet, et pour finir les Marakopa Falls, des chutes ma foi impressionnantes.

 

 

Une fois de retour, il ne reste plus qu'à réserver notre aventure du lendemain, visiter le musée des glow worms, très bien fait et très instructif, et attendre la conjugaison de la nuit sans la pluie. Il nous faut patienter une bonne heure, mais après, c'est parti : ballade nocturne au pays des glow worms, cette fois en vrai. Le Ruakuri Natural Tunnel est très réputé, et en effet, le chemin est quasiment dessiné par les petits points bleus luminescents accrochés sur la pierre ou dans les arbres. C'est plutôt sympa et magique Sourire

  

   

Retour après avoir croisé une petite famille embarquée dans la même aventure que nous, repas en plein air (la pluie avait l'air de s'être arrêtée pour de vrai), et dodo en suivant (réveil prévu à 7h30).

 


 

Mercredi 08 août : underground !

 

Le programme était simple : 5 activités en 5h. Rappel pour descendre dans la grotte, caving (remonter le courant pour s'enfoncer dans les grottes), glow worms une fois la grande chambre atteinte, descente du courant assis dans une bouée, (re-caving pour revenir à notre point de départ), et escalade pour remonter ce qu'on avait descendu en rappel. Coooool Mort de rire

 

Equipement total fourni : grosses combis épaisses, casque avec frontale reliée à la batterie personnelle, bottes blanches en caoutchouc, et pantalons de pyjama aux couleurs criardes pour assortir le tout ! Du plus bel effet !

 

Avec nous, 3 autres jeunes internationaux et le papa de l'un d'entre eux, tous plutôt dynamiques, + notre guide, photographe officiel du groupe avec son boîtier étanche. La seule « ombre » au tableau, c'est qu'il a fait un temps magnifique, pendant qu'on était sous terre (d'après notre guide, la première journée ensoleillée depuis un mois). On a même vu le Ruapehu étincelant, à 200 km de là, nous narguer au milieu d'un ciel bleu magnifique.

 

 

L'aventure en vrai s'est révélée à la hauteur de ce qu'on en attendait : trop trop bien, et même en fait pas si froide que ça (notre plus grosse crainte). Le remontant pris sous 50m sous terre en plein courant, à la lumière des frontales était ceci dit le bienvenu : une sorte de jus d'orange chaud, étrange mais pas mauvais, sorti tout droit du thermos, et une barre de chocolat ... quel luxe !

 

 

L'escalade finale tombait à pic pour mettre à profit tout ce qu'on avait appris deux jours avant, et surtout pour réveiller toutes nos courbatures. Un dernier point : l'escalade en bottes de caoutchouc sur des rochers mousseux humides, contrairement à ce qu'on pourrait penser, ça se fait, et même plutôt facilement !

 

Sortie à l'air libre époustouflante : il fait encore beau, et ça fait du bien de sentir le soleil sur le visage. Quand on pense à ces pauvres moustiques qui passent 8 mois de leur vie à l'état de larves luminescentes, pour ensuite vivre 1 jour ou 2 sans même pouvoir sortir de leur grotte originelle ... pauvres bêtes ...

 

Douche chaude en suivant (deuxième douche gratuite en 3 jours, on est trop fortes !), retour à la base, et on a même droit à une soupe chaude en attendant que les photos chargent sur l'ordi ! Notre guide a déjà enchaîné sur le groupe de l'après midi, et nous repartons tranquillement avec notre CD de photos inoubliables.

 

On a eu notre dose d'underground et de glow worms, et le beau temps de la journée nous a donné espoir pour les conditions de ski : résultat des courses, on part pour New Plymouth et son volcan Taranaki en suivant. Un rapide lunch sur la route, et on se paie un beau petit road trip où la montagne et son bush alterne avec les belles plages à surfeurs. 3h plus tard, nous sommes arrivées à New Plymouth, et ça tombe bien, car le mercredi, le musée de New Plymouth fait la nocturne jusqu'à 21h. On en profite donc pour flâner dans les nouvelles expos, refaire la boutique de souvenirs en long, en large et en travers, et checker internet. Et comme ça serait dommage de gâcher une si belle journée, on va même faire les courses pour le dîner (curry d'agneau) puisqu'on a décidé de se payer notre premier camping des vacances !

 

 

Chouette journée donc, mais fatigante mine de rien : on ne fera pas long feu dans notre belle cuisine, direction le van et vite fait au dodo.

 


 

Jeudi 09 août : stuck !!

 

Ce jour là sera divisé en 3 : la matinée était plutôt chouette, l'après-midi sentait le mauvais plan, et la soirée a été catastrophique.

 

Réveil au camping, toasts tranquilles, re-check à l'office de tourisme, mais la station du Taranaki est bien fermée aujourd'hui, à cause principalement du manque de neige et de visibilité. Le Taranaki, rappelez vous bien, c'est celui qu'on n'a jamais réussi à voir auparavant, et qui restera caché encore cette fois-ci. Bref, le temps est plus que mitigé, il est divisé : beau sur la côte et sur 2 ou 3 km à l'intérieur des terres, mauvais dès qu'on quitte cette bande côtière. Ça tombe bien, on doit aller chercher un casque de ski (acheté sur Trade Me encore une fois) en naviguant sur cette frontière météorologique fluctuante : c'est assez étrange, mais finalement pas désagréable de se sentir sous le soleil en voyant pertinemment le mauvais temps à 1 km de là Mécontent

 

Bref, une fois le casque récupéré, et quelques menues ballades effectuées dans le coin (avec et sans le casque J), il est 14h, et on ne sait toujours pas quoi faire. Tant pis pour le mauvais temps, on croit à nos randos, (et on a même espéré pouvoir monter à la station pour se rendre compte par nous même de l'enneigement), et on se dirige donc vers Stratford, petite ville au pied du Taranaki et porte d'accès au ski field de Manganui, petite station club. 25 km à parcourir vers l'intérieur des terres, c'est largement assez pour que le ciel s'obscurcisse considérablement, la pluie tombe par intermittence, et pour que nos intentions soient revues à la baisse. On y croit quand même toujours, et c'est seulement lorsque la gentille dame de l'office du tourisme nous expliquera que même si la vent se calme et qu'on veut monter à pied, il fait au minimum une heure de marche avant d'atteindre la neige, et que les pistes à cet endroit là sont raides et courtes (en gros le genre de piste difficile à remonter à pied et pas facile à descendre en snowboard si l'on est débutante) qu'on capitule pour le ski. Et quand elle ajoute que les randos seront très (voire très très) boueuses, c'en est fini !

 

On va quand même profiter du beau clocher horloge qui met en scène Roméo et Juliette se disant des mots d'amour, 3 ou 4 fois par jour, et à 16h, notre décision est prise : ciao ciao Straford et le Taranaki, on repart vers le Ruapehu où au moins, la neige sur les pistes est certaine (135 cm en bas des pistes annoncés sur leur site).

 

 

On pourrait même dire que ça tombe bien, car on peut ainsi parcourir les 150 km de la « forgotten world highway » (SH43), censée offrir des paysages sauvages et reculés. Et ces lieux étranges sont tellement coupés du monde « normal » que la seule petite ville de Whangamomona (30 habitants) située au milieu s'est déclarée République quelques années auparavant.

 

Les paysages bucoliques sont plutôt jolis, on le reconnaît, mais même s'il ne pleut plus, la lumière qui tombe du ciel déchiré les rend assez inquiétants. Pas grand monde sur la route non plus, mais en revanche, plein de moutons partout ! Une heure et demie plus tard, le jour décline lentement, et nous arrivons à Whangamomona, coincée entre deux hautes collines, envahie par le bush. Premier panneau pour nous souhaiter la bienvenue dans la république, puis le fameux poste frontière qu'on attendait. Jusque là, tout allait bien : le rough guide nous avait prédit plein de campsites sur la route, et en particulier des hébergements républicains.

 

 

Sauf qu'une fois arrivées en « centre ville », on n'a même pas osé sortir de la voiture pour aller faire tamponner nos passeports contre 2 $ : le café était certes illuminé, mais les agriculteurs à la terrasse avaient tout sauf l'air engageants. On se rabat donc sur le campsite fléché à 200m, pour finalement faire demi-tour aussitôt : un champ, les toilettes de l'école, des douches pas chaudes à 2$, et l'évier de la pauvre cuisine bouché, le tout pour 15$ par personne, et le gardien n'était même pas là !

 

Il ne nous restait plus qu'à continuer notre route et espérer rencontrer un camping un peu plus sympathique, vu que le camping sauvage ne nous inspirait pas plus que ça. 30 km plus loin, deuxième camping souligné par notre rough guide : 15$ par personne pour une place sur le parking du café (fermé quand on arrive), sans cuisine ni d'endroit pour passer un petit moment au chaud et à la lumière. On repart donc ...

 

20 km plus loin, il fait maintenant nuit, mais on a encore espoir. La clôture lugubre où sèchent des peaux de porcs marque l'intersection où se trouvent peut être encore 2 campsites.

 

 

   

En tous cas, il y en a au moins un qui est fléché à 6 km de là, au bout d'une gravel road. Et le panneau annonce fièrement « Holiday Park », ce qui nous fait espérer un minimum de confort. C'est décidé, de toutes manières c'est notre dernière solution si l'on veut voir toute la deuxième partie de la « Forgotten Highway » de jour le lendemain (les plus hautes chutes d'eau de l'île du nord, de belles gorges, et une route en gravier longue de 10 km délicate à manœuvrer car glissante par temps humide). 20-30 minutes plus tard, après avoir dû batailler avec une vache pour passer, on découvre dans le faisceau des phares le panneau d'entrée du campsite. Personne et pas une seule lumière. Je conduis à ce moment là et me dirige donc naturellement tout droit. Vers les vieilles caravanes qui sont posées 100 m plus loin. Alors que l'office était sur ma gauche. Sur la route encore plus ou moins tassée.

 

La van fera 2 ou 3 m pas plus avec l'élan (15 km/h de moyenne sur cette route). Puis s'arrêtera. Dans la boue. Stuck. On est collées. Au milieu de nulle part.

 

On aura tout essayé, marche arrière, avant, pousser, tirer, mettre une planche sous la roue arrière qui est embourbée. Sans résultats. Et on en est donc réduites à attendre la venue hypothétique des propriétaires, qui arriveront effectivement une demie-heure plus tard pour nous dépanner avec le tracteur. Mais bon, tant pis pour la cascade, les gorges et tout le reste, hors de question de rester passer la nuit dans ce coin reculé et on repart donc en remerciant et en faisant au revoir à l'âne qui nous a tenu compagnie tout le long de nos efforts.

 

30 minutes pour rejoindre la route, 20 minutes de goudron, et encore une petite heure pour les 12 km de la gravel road, plus une bonne heure et demie pour finir la forgotten highway jusqu'à Tamaranui, première ville civilisée depuis bien longtemps. Dodo à la sauvage, un peu à l'écart du centre ville, épuisées mais sauves ...

 


 

Vendredi 11 août : snowboard

 

 Taumaranui au petit matin, c'est bien : un vrai café italien (illy pour les connaisseurs) et un arrêt classique à l'office du tourisme pour checker une nouvelle fois la météo : pas top mais on a vu pire, surtout que le temps n'a pas l'air trop mauvais, à vue de nez.

 

Direction donc une fois de plus les pistes du Ruapehu, côté Whakapapa, sur la même route qu'on avait déjà remontée 4 jours plus tôt. Pas la peine de s'arrêter au mur d'escalade du backpacker à National Park, cette fois-ci on y croit : la route d'accès est ouverte, les hauteurs de neige annoncées sont faramineuses, et on arrive même sous un timide rayon de soleil ! le temps de s'équiper et le rayon de soleil est déjà reparti, mais la neige est molle à souhait pour finaliser l'apprentissage du snowboard : ça passe, et même plutôt bien !

 

 

Le brouillard tombe progressivement, il neige/pleut par intermittence, bref, la courte verte qu'il faut remonter à pied perd rapidement de son intérêt. Descente en seconde tellement le brouillard est dense par endroit jusqu'au camping de Whakapapa, pour profiter pour de vrai de sa grande cuisine chauffée et éclairée, et, luxe jusqu'à présent inconnu, d'une drying room pour faire sécher nos affaires trempées !

 

Chouette soirée au chaud et sans stress, ça fait du bien de temps en temps Sourire

   


 

Samedi 12 août : back home

 

Réveil ... sous la pluie. Ça ne nous empêche pas de profiter des toasts beurrés du ptit dej, mais une fois dehors, il est difficile de prendre une décision, et ça n'est pas le check météo qui va nous aider : bof bof pour la journée, pourri le lendemain, neige lundi à partir de 900m, et beau temps mardi et mercredi. Rester coûte que coûte sur place au risque de passer deux journées dans le van (fait rappelons-le exclusivement pour la nuit), monter skier à tout prix (enfin, surtout à 80$ !!) ?

 

Finalement, après une heure passée à regarder tomber la pluie, il ne nous reste plus qu'à repartir vers Palmerston pour y régler toutes nos affaires en cours, et être fin prêtes lundi après-midi pour, si la météo se confirme, revenir goûter aux joies de la neige sous le soleil mardi et mercredi ...

 

First week holiday end ...


Publié à 05:13, le 5 août 2007 dans On the road again
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