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Itinérances : Annuaire des Voyages et des Activités de Plein Air



horloge parlante

30/06/07 French week-end in Wairapapa...

Samedi : tasting !

  

Réveil 8h, maison quittée à 10h, prêtes à prendre la route à 10h15 (après avoir fait le plein) ... La routine quoi ... Palmerston n'est cependant pas encore réveillée, le ciel hésite entre gris et blanc vaporeux, il pleut, parfois fortement, bref, on est contentes de partir au sud !

  

Et ce qui est bien, c'est que le sud s'atteint en passant au dessus des montagnes : on a enfin pris notre première vraie route de montagne, avec les lacets qui vont avec et tout et tout, pour gagner notre route et le soleil qui on l'espère va avec ...

  

Hélas, le sud en Nouvelle Zélande n'a pas forcément la même valeur qu'en France, finalement on a plutôt l'impression justifiée de s'approcher du pôle sud ... pour l'instant ... La route est toute droite, incurvée juste ce qu'il faut pour rendre la conduite agréable, et le premier arrêt se fait 2h plus tard, à Carterton,  pour visiter une boulangerie renommée d'après notre guide, et ça, c'est particulièrement le genre de choses qui nous intéresse !

 

L'arrêt en vaut vraiment la peine, il y a des baguettes qui ressemblent à celle de ma boulangerie en France, des paninis qui ressemblent à ceux de Firenze, et même du fromage pas cher ! Trop c'est trop, on craque, et c'est chargées d'une baguette (French stick), d'un morceau de brie et d'un panini au fromage que l'on regagne notre camp de base : le van. On pare au plus urgent : se goinfrer, et une fois que c'est fait, on peut enfin décider de la suite des événements ... en l'occurrence une fabrique qui traite les « Pauia shell », ces coquillages nacrés qui sont utilisés comme ornements dans un peu tout et n'importe quoi. C'est dommage, l'usine est fermée, mais la boutique est une véritable caverne d'Alibaba.

 

L'étape suivante excite vraiment notre curiosité : la réplique du Stonehenge anglais (celui que tout le monde a en fond d'écran windows) est à seulement une quinzaine de km de là ! Le texte de notre guide est assez énigmatique : les réservations sont obligatoires, et le monument serait fait en ciment !! Une fois sur place pour éclaircir tout cela, nous sommes accueillies par un moustachu qui nous vend sa visite de 90 min à 12 $ de façon trop insistante pour qu'on dise oui tout de suite : un rapide coup d'œil, et oui, le guide a bien dit vrai, les « pierres » sont en béton, et le malin ptit gars a tout simplement « construit » un Stonehenge dans son jardin, sous l'appellation « construction d'ornement » pour la mairie ! Bref, voir des pierres en béton, ça nous intéresse finalement moyen, et on se dirige donc vers des paysages autrement plus intéressants : les vignobles !

 

Car oui, un des buts de notre week-end est bien le minuscule mais oh combien réputé vignoble de Martinborough, au sud de l'île du nord, promenade du week-end par excellence pour tous les wellingtoniens. La route est vraiment magnifique, le ciel commence à se déchirer, le soleil a percer, et c'est quasiment en plein été que nous débarquons à l'office du tourisme. La doc habituelle, sauf que là on peut choisir les plaquettes publicitaires de châteaux, et tant qu'à faire, choisir celui qu'on va visiter. Notre choix est fait, le seul à proposer du Gewurstraminer est en plus à côté (tous les châteaux se tiennent dans un carré de 10 km de côté !). Le van nous y mène mais oh malheur, il est fermé pour l'hiver ... ce qui nous « oblige » à nous rabattre sur son voisin : Vynfields, situé ... en face !

 

 

 

Le soleil brille toujours, il fait au moins 20 °c, et ... le château au bout de l'allée ne ressemble pas à un château de vins, mais à une maison tarabiscotée de particuliers. Le panneau « tastings and sales » incite à entrer par la porte latérale, et c'est presque en ayant l'impression d'être invitées au goûter que nous entrons.  Une voix de femme nous fait nous diriger dans la petite pièce à droite, et là ... c'est le paradis : un feu de bois dans la cheminée, le chat ronronnant qui va avec, trois petites tables particulières, vides, et un tableau complet de dégustations possibles qui n'attendent que nous ! On se décide pour 5 quarts de verre de vins différents, rapidement accompagnés par deux portions de pain (français) chaud beurré. Chacun des vins à son histoire, raconté par la serveuse, et si le plus mystérieux est le Mad Booster, vin au goût étrange ne se rapprochant d'aucun cépage connu, le meilleur d'après nous est le Riesling à l'arrière goût de miel J. Le temps semble s'être arrêté, le chat a seulement effectué un demi tour pour chauffer l'autre côté, il nous reste encore trois dégustations et un peu de pain chacune, le bois craque, le soleil passe un rayon par la fenêtre, le bonheur à l'état pur  ...

 

 

Une fois quitté ce paradis terrestre et ses anges serviteurs ravis de pouvoir baragouiner quelques mots de français, il nous reste encore une dernière chose à faire avant de rejoindre notre campement pour la nuit : une glow worms cave, autrement dit une grotte à vers luisants. Grotte qui nécessite un détour par une « gravel road » à travers la campagne bucolique, et l'ouverture de plusieurs « gates », puisqu'elle est située dans une propriété privée. Alors soit on n'a pas ouvert suffisamment de barrières, soit les vers en hiver sont inondés et ne savent pas nager, mais en tous cas la seule grotte qu'on ait réussi à voir était inaccessible à moins de posséder un kayak ... et forcément aucun vers luisant visible depuis l'extérieur. On y a au moins gagné un magnifique détour au crépuscule ...

 

Une petite heure de route encore, et la mer commence à scintiller au clair de lune. Quelques kilomètres de route côtière, pour enfin arriver au campsite prévu : celui géré par le DOC (Department of Conservation) sur la Pinnacles Scenic reserve, programme du lendemain. Une dernier petit sandwich baguette brie coulant (car resté près de la boite de vitesse), et hop au dodo, avec un jeu de cartes et des comics empruntés à la bibliothèque pour passer la soirée ...

 


 

Dimanche : tramping !

 

Dimanche matin, il pleut, mais pas de problèmes, on a de quoi faire passer le temps en attendant que la pluie cesse : un magnifique croissant aux amandes acheté la veille dans une autre boulangerie française de Martinborough. Ce qui nous prend bien 1h30, et c'est donc à 10 h du mat', pile poil quand la pluie s'arrête, que nous commençons la rando pour aller voir les Pinnacles de plus près. Les pinnacles, ce sont en fait des sortes de concrétions étranges, étroites et hautes (jusqu'à 50m), qui brodent le lit de la rivière. 2 randos possibles pour les atteindre, on choisit de d'abord les voir d'en haut, via un sentier à travers le bush qui s'élève jusqu'à la crête, pour redescendre ensuite dans le lit de la rivière même, à leurs pieds.

 

La rando à travers le bush est magnifique, comme d'habitude très bien entretenue, et une fois sorties de la végétation, la vue est magnifique, donnant sur la mer bleu turquoise, les collines vert foncé et le bush vert clair et fluo. Alors forcément, dans ces conditions là, le lookout sur les Pinnacles est  ... indescriptible ... mais grandiose néanmoins.

 

 

 

Descente vers le lit de la rivière, qu'on remontera histoire d'aller voir ces Pinnacles au plus près, c'est à dire à les toucher. Oh surprise, c'est mou, voire très mou, à se demander comment ça tient debout ! A y regarder de plus près, ça semble être formé de gros cailloux  reliés par de la boue mélangée à du gravier ... Etrange étrange ... Après avoir fait mumuse au milieu des rochers, (et aucun ne nous est tombé dessus !), descente du lit de la rivière cette fois vers la mer, pour de vrai, en sautant dans les flaques d'eau comme des enfants !

 

   

 

 

C'était sûr et certain, on arrive au van et un bout de ciel bleu fait son apparition. Un petit sandwich avalé en vitesse, et on continue la route côtière qui est un pur plaisir. Même les moutons sont de la partie et traversent devant nous ! C'est la deuxième fois qu'on voit çela : le berger est derrière en 4x4, avec 2 chiens pour faire tout le travail !

 

 

 

La mer est vraiment d'un bleu magnifique, et on espère secrètement pouvoir continuer le chemin jusqu'à la colonie d'otaries censée peupler les rochers. Seul problème soulevé à l'office du tourisme la veille, il manque un pont ... et il faut donc traverser à gué, en van ...Peu importe, on avance, confiantes, sur encore une vingtaine de km ... avant d'arriver au-dit pont manquant ... le passage à gué n'a pas l'air très (trop) profond, mais suffisamment quand même pour qu'il y ait un peu de courant, et surtout qu'on ne voit pas les pierres et leurs arêtes saillantes (ou non). Bref, on ne tente pas le passage ... mais on n'est vraiment pas loin des otaries !

 

Finalement, on gare le van, et on passe à pied, sèchement ! le phare côtier censé marquer le territoire des otaries est en vue, et après un deuxième passage à gué et quelques centaines de mètres, les premières otaries à fourrure sont en vue ! c'est un festival de bâillements et de siestes, de coups de nageoires et de feulements, et de positions toutes plus incongrues que les autres pour dormir. Génial quoi Sourire

     

 

 

On quitte les otaries à regret, mais plus riches d'un des coquillages nacrés en vente à 20$ à l'usine de la veille, ramassé sur la plage, et il est temps de remonter au nord qui tourne au gris et à la pluie. Deux seuls arrêts à nos deux boulangeries préférées pour faire quelques provisions de pain et de fromage, et c'est une magnifique vue sur Palmerston North toute illuminée qui nous accueille 2h30 plus tard ...

 

Un vrai week-end diététique avec un excellent équilibre rando-vin-pain-fromage ... ou presque Moqueur


Publié à 09:15, le 1 juillet 2007 dans On the road again
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Alala...

Aller en Nouvelle Zélande pour manger du pain, du fromage et boire du vin... Nan mais j'te jure....

Publié par Gaétoons à 05:02, 5 juillet 2007

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