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Vendredi 25 mai, c’est la fête (comprenne qui pourra), et c’est donc le cœur joyeux qu’on part, presque en avance (17h30), en direction de Taupo, de son immense lac au bord duquel il fait bon vivre … paraît-il …
Arrivée 3 bonnes heures plus tard, après avoir traversé la desert road sans souci d’éruption du Ruapehu (ici on ne sait jamais), il est temps de trouver un endroit où dormir (car à Taupo on n’a pas encore nos petites habitudes). Et ça tombe bien, car juste avant la vraie entrée de la ville, il y un parking donnant sur la lac avec déjà 2 vans qui s’y trouvent ! ça y est, on a trouvé ! La vue ne gâche rien, et on gare le van de manière à être en face de toute la baie de Taupo illuminée … Buonanotte ;-)
Day #1 : saturday
La journée commence bien, malgré le temps un peu couvert : il reste des croissants d’hier matin (parce que c’était la fête), et surtout toute notre pile de crêpes préparée jeudi soir en prévision du week-end.
Il est comme d’habitude 7h30, et déjà tous les coureurs et marcheurs de Taupo entament leur promenade le long du lac en passant devant notre table bien appétissante : les crêpes réchauffent tranquillement, les tasses de thé et café fument, et même les canards paraissent fortement intéressés par ce qu’ils pourraient bien grapiller pour ensoleiller leur week-end … mais ceci dit pas autant qu’une mamie marcheuse qu’on salue une première fois dans un sens, et qui revient toute curieuse quelques 10 minutes plus tard pour nous demander où on a acheté notre réchaud, car elle doit faire face à beaucoup de coupures d’électricité à Auckland, chez elle … La conversation se déroule, et c’est donc tout naturellement qu’on l’invite à notre table pour goûter des French pancakes (il a les mêmes lunettes que la mamie!)

Une fois la mamie ravie et repartie, il est temps pour nous d’attaquer la journée pour de vrai. Direction l’office de tourisme pour récolter notre kilo habituel de documentation en tout genre, et on enchaîne direct avec la rando de la journée, un petit track d’une heure aller censé nous conduire aux « Huka Falls ». On se trompe de parking une première fois, on change le van de place, on prend garde de tout verrouiller, car il paraît que les voleurs trainent, et on part enfin à la découverte de la première étape du track : une source d’eau chaude situé dans le Thermal Park (logique), complètement libre d’accès.
Effectivement, ça fume d’assez loin, et une fois à côté, il semble même que des baignoires naturelles (ou non) aient été formées à l’intention des baigneurs. L’eau est vraiment chaude, sans aucun doute au delà des 40 °c, et on retient le coin pour un bain au clair de lune si le froid se fait trop mordant en soirée …

Le track continue en surplomb de la rivière Waikato, jusqu’à arriver aux fameuses Huka Falls. Beaucoup de monde (car le site est aussi accessible en voiture) pour admirer ces énormes chutes d’eau accélérées par un étroit couloir rocheux. L’eau est bleu « oxygène », et le spectacle est plutôt impressionnant ! Si bien que c’en est devenu une attraction touristique pour tous les jet boat qui vont « slider » sur les courants.
On garde le magnifique bleu de l’eau au fond des yeux, et on repart le long de notre track. Le soleil commence à se montrer généreux, et le sentier n’en paraît que plus beau, et l’eau plus étincelante !

Retour au van (intact, ouf !), un petit sandwich, et direction sans traîner les Craters of the moon, la deuxième attraction de Taupo. On a un peu entendu tous les sons de cloches possibles à leur sujet, mais franchement, nous, on a bien aimé.
5$ par personne, on est dans le parc, et la gérant nous a bien recommandé de ne pas quitter le ponton de bois, sous peine de se brûler les pieds sur le sol chaud. Bien évidemment, la première chose que l’on fait, c’est de toucher le-dit sol afin de se faire notre propre opinion. Conclusion, oui c’est chaud, mais pas de quoi faire fondre nos semelles, faudrait pas exagérer non plus …
Les craters of the moon, c’est en fait l’exploitation touristique de phénomènes géothermaux volcaniques situés sur une propriété privée. Ça commence donc par des trous fumants et sulfuriques à souhait, trous qui poussent parfois jusqu’à devenir des cratères, dont la vapeur est censée sortir à 117 °c ! C’est vrai que la taille des cratères est assez impressionnante, et comme le vent souffle et crée des tempêtes de vapeur, on pourrait se croire à nouveau sur la Lune. Le moment n’est pas aussi magique que lors du Tongariro Crossing, mais, quelques effets photographiques aidant, on pourrait presque s’y croire …

Un coup d’œil sur la surprenante végétation qui colonise les cratères brûlants, très humides et acides, et on croise sur notre chemin une cocotte minute, enfin pardon, un cratère qui siffle … Ecoutez voir … A priori, ça ne veut pas dire qu’il va exploser, mais c’est assez étrange cependant 
Vient enfin le clou du parc, le best of, la signature, bref, ce qu’on a attendu tout le long : les mugs pools, cratères bouillonnants de boue. Effectivement, la boue rouge boue, fait des bulles, explose, et recommence son cycle … Les panneaux à faire peur au touriste sont encore là pour interdire formellement l’accès à l’intérieur de la mug pool, mais personnellement, on n’avait même pas envisagé l’idée de s’y risquer !
Un petit détour pour le lookout sur tout le parc pour finir, avec en prime un nouveau gros cratère avec de l’eau au fond cette fois, et on peut admirer la Lune (vendue telle quelle) vue d’en haut.
13h50 à la montre, juste assez pour rejoindre les Aratiatia Rapids à quelques kilomètres de là, et assister à l’un des lâchers d’eau quotidiens du barrage. Malheureusement, notre F1 manque un peu de relance dans les virages, et c’est finalement 1 ou 2 minutes trop tard qu’on arrive sur le site : les vannes sont déjà ouvertes 
Pas grave, le flux est lui aussi impressionnant, et l’endroit vraiment magnifique. Le bleu cristallin de l’eau est toujours là, et se conjugue parfaitement avec la verdure environnante. On s’éloigne un peu sur un track pour gagner un autre point de vue, le soleil tape, et on pourrait presque se croire en Aveyron au milieu des gorges !

Pour la peine, on reste même jusqu’à la fermeture des vannes, une demie heure plus tard, histoire de pouvoir comparer 
Il nous reste encore pas mal de temps sur notre après midi, alors on en profite pour visiter sur la route un atelier de souffleur de verre, et rêver devant les magnifiques œuvres d’art, en plus pas si chères que ça (avec des euros en poche, et plein de place dans les bagages). Direction ensuite dans le même style l’atelier d’un artisan qui sculpte le bois, et dont la spécialité est le bol, avec toutes les essences de bois possibles, quelle que soit la taille. L’affaire est à reprendre, et le prix d’achat comprend même un tutorat de 4 mois pour transmettre son savoir faire … à bon entendeur … Nous, on a juste ramené une toupie !
Et comme on était vraiment à côté, dans l’élan, on est allé voir ce à quoi ressemblait le Huka Prawn Park, sorte de parc d’attraction sur la crevette. Décevant comme on s’y attendait, ce qu’on en a retenu c’est un golf au milieu des parcs d’élevage, et des gens pêchant la crevette à la canne à pêche (si quelqu’un peut nous expliquer d’ailleurs …). Bref, vraiment rien d’intéressant. Et en plus le resto et le kilo de crevettes étaient vraiment chers !
Ça nous faisait déjà une journée bien remplie, mais il restait encore à trouver notre spa pour passer la soirée … On a eu beau chercher, on n’a malheureusement pas trouvé notre bonheur, entre la piscine municipale (qui faisait trop piscine), le complexe Hot Springs de Taupo (un peu trop cher pour nous) et notre courant d’eau chaude retenu (au parking trop peu sûr, surtout à la nuit tombée) 
C’est donc dans le froid, et au vent, qu’on a mangé nos habituelles chicken noddles (mais ça faisait quand même 2 semaines qu’on en avait pas mangé, on en avait presque perdu l’habitude !).
Day #2 : windy sunday
On prend les mêmes et on recommence : les crêpes, les canards, et … la mamie … ! On l’attendait, voire même on l’espérait, et c’était sans doute la même curiosité de son côté Bref, on lui a encore offert une crêpe de bon cœur, et là elle n’a même pas fait semblant d’hésiter !

Beaucoup beaucoup de vent, un ciel presque dégagé, et malgré cela, la colline ( 1080 m la colline hein !) qu’on a prévu de grimper est encore couronnée de nuages .Pas grave, on prend quand même la route jusqu’au départ du sentier, et on attaque la rando, en espérant que les nuages seront partis quand nous arriverons au sommet.
La rando commence à s’élever lentement mais sûrement à travers les vaches et les champs, et la vue sur le beau lac de Taupo commence à se faire intéressante, sauf que le bush arrive … Comme d’habitude, on passera les 4/5 de la rando dans le bush, sans voir grand chose autour, emprisonnées dans de petits sentiers, noyées sous la végétation trempée par les nuages, et surtout en plein milieu de la tourmente. Le seul endroit ou presque, qu’on ait pu trouver au calme, c’est cette drôle de fissure rougeâtre traversée !

Forcément, le sommet s’est fait attendre, et on a même failli abandonner en pensant s’être trompé de chemin. Impossible de savoir ce qu’on a réellement fait, par exemple deux fois le tour de la colline en colimaçon, mais toujours est-il qu’au sommet, le seul côté fugacement dégagé qu’on ait pu entrapercevoir n’était pas celui du lac … et que même à l’aide de la boussole, notre parcours semblait plus qu’étrange !
Descente, en croisant pas mal d’autres randonneurs (yes, on était les premières !), et bien évidemment, dès le premier champ redescendu, la colline est maintenant complètement dégagée. Pour une fois qu’on avait commencé une rando trop tôt !
La suite du programme, c’est le musée de Taupo, primé pour son jardin. Ça nous semblait un peu mystérieux, alors on a voulu éclaircir tout ça en allant visiter. Et on a d’abord commencé par un bon DVD sur l’histoire de Taupo. Et comme l’histoire de Taupo commence avec l’immense éruption (vue depuis Rome et depuis la Chine) qui a donné naissance au cratère (et au lac du cratère) bien avant JC, le DVD était accompagné d’un canapé pluss que confortable 
Après l’histoire de Taupo, bien entendu la partie maori, représentée par un marae magnifique à l’ambiance feutrée.

Puis une petite expo fourre-tout sur la pêche (l’autre attraction de Taupo, dite capitale mondiale du « trout fishing »), les volcans et les éruptions capricieuses du Ruapehu (la plus récente datant du 19 mars de cette année), avant de passer dans la salle du waka (canoë maori), tellement grand que le faire entrer dans le musée relevait du défi !
Et en dessert, le jardin récompensé d’une médaille d’or à Chelsea en 2004, tout imprégné de la sérénité maori, avec ses totems, sa grotte, ses cascades de silices et sa source thermale d’eau chaude (véridique). Chouette musée !

Dans notre circuit « Art & craft », il nous restait à voir un café énigmatique, mais très alléchant, situé à 10 min en voiture du centre de Taupo. C’est parti pour une petite visite à Acacia Bay, la banlieue tranquille de Taupo, plutôt chic. On a encore trouvé de très belles maisons à faire rêver, avec vue imprenable sur Taupo, au fin fond de leur petite baie perso, et avec sans nul doute le bateau compris … Bref … Ne rêvons pas trop … Notre café, « L’Arte » était situé un peu dans l’intérieur des terres, et si on n’a pas goûté la cuisine, on a adoré le style à la Gaudi du jardin de sculptures. Toutes les œuvres d’art présentées étaient potentiellement achetables, puisque chacune avait son prix accroché sur une petite étiquette ! Vraiment très joli et reposant … et presque européen …

Un bon lunch bien mérité au bord du lac, et … il nous restait une dernière chose à faire avant de quitter Taupo : faire un tour aux Botanical Gardens. Et oh surprise, le pluriel était bien mérité : non seulement les Botanical Gardens étaient immenses, et méritaient une route pour en faire le tour, mais en plus ils étaient plusieurs, avec chacun son thème, organisés en boucles de promenade à partir de la route. Malheureusement, le mois de mai en Nouvelle Zélande n’est pas franchement le mieux choisi pour se promener au milieu des roses, des camélias, ou des rhododendrons, et on reviendra donc ici au printemps pour mieux en profiter !
Retour sans histoire, un peu long, mais avec un magnifique crépuscule sur le lac et le Tongariro National Park ! What a week-end !
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