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Itinérances : Annuaire des Voyages et des Activités de Plein Air



horloge parlante

12/05/07 Week-end « petites douceurs »

Prologue : vendredi soir 

 

Ça bouge pas mal au boulot en ce moment, de grands changements sont en cours, un ingénieur venu du UK vient d’être embauché … enfin bref, il y a eu de grands rebondissements pour un vendredi après midi !

 

Et comme si ça ne suffisait pas, on a pris l’apéro avec le boss, aux frais de la boite, tout en parlant de ski ! Même moi je n’y aurais pas pensé !

 

Et c’est donc dans de plutôt bonnes dispositions (avec 2 cocktails avalés vers 4h) que l’on prend finalement la route pour Napier, histoire de fuir le mauvais temps et de gagner notre résidence secondaire 

 


 

Samedi : le meilleur pour la faim …

Réveil le matin pas trop tôt pour une fois, juste à côté d’un camping-car venu s’incruster près de nous dans notre parking perso : c’est un couple de papi et mamie qui ont l’air de voyager à la roots, c’est plutôt chouette à voir 

 

Ptit dej comme d’hab à notre table en plein air, sur la pelouse et à 20m de l’Océan Pacifique, la routine quoi …

 

 

Il faut dire que l’un des buts de ce week-end, c’était d’aller voir les « gannets », gros oiseaux marins, dont la colonie niche sur le Cape Kidnappers. Le problème, c’est que pour y arriver, il faut marcher 20 km aller-retour sur la plage, et ce, seulement à marée basse (sinon, il faut nager !). Pour notre premier week-end à Napier, les horaires de marée ne convenaient pas, et on s’était dit cette fois qu’au pire on louerait des vélos pour prendre de court la marée …

 

Eh bien, ça a encore raté, car les horaires n’étaient pas « suitable », allez savoir pourquoi, on a choisi le week-end où la marée est basse à 19h, quand il fait nuit depuis une bonne heure …

 

A défaut de gannets, nous sommes allées voir les opossums. On en a déjà rencontré un en chair et en os, vivant (rappelez vous), mais un bâtiment marqué « opossum world » nous faisait de l’œil depuis notre première visite. Aussitôt dit, aussitôt fait, on rentre, c’est gratuit, mais on comprend vite pourquoi : certes on a vu plein d’opossums empaillés, mais la plupart étaient plutôt de nature à donner des cauchemars. Pour les autres, ça frôlait le n’importe quoi : un jouait au violon sur le toit d’un grange, d’autres chantaient en chorale, et un autre se faisait faire un bandage par une infirmière …

 

Finalement, l’opossum world, c’est plutôt une manière pour la boutique de faire sa pub auprès de touristes curieux(ses) que nous sommes. On a donc fait un tour dans la boutique, tout aussi hétéroclite que son musée : chaussons en opossums, pulls en opossums, plein de queues d’opossum à suspendre je ne sais où, le mieux restant quand même une vidéo X mettant en scène des fourrures d’opossums bien placées … Incredible …

 

Pour se remettre de nos émotions, shopping dans le centre ville, une petite visite aux Botanical Gardens, et à leurs volières pleines d’oiseaux verts et orange fluo, picnic...

 

 

... puis direction le Hawkes Bay museum, qui fait aussi cinéma et théâtre à ses heures.

 

 

Les guides nous avaient promis une magnifique salle maori, on n’a vraiment pas été déçues ! Décidément, on adore les hei tiki, les outils en greenstone  (pierre précieuse de Nouvelle Zélande, verte comme son nom l’indique), les statuettes bizarres qui se grattent la tête avec les pieds, et toutes les autres œuvres d’art maori ! Le plus beau, ce sont les poutres taillées et peintes aux motifs maori, mais ça, ça va être compliqué à ramener par avion 

 

 

Comme tous les musées néo-zélandais qu’on a fait jusqu’à présent, après le cœur maori du musée, il y avait plein d’autres petites expos adjacentes, dont une sur le tremblement de terre de 1931, une sur la cyber mode du futur, une sur un tableau surréaliste, ou bien encore une sur l’évolution des cuisines depuis les années 1900 … Hétéroclites les musées en NZ ?

 

Après cette journée hautement culturelle, il restait le plus important : trouver le resto pour la soirée ! Et un bon ! Forcément, comme on pouvait s’y attendre, on a cherché pendant une heure LE resto de Napier qui pourrait nous convenir, avant de se rendre compte que le mieux, c’était le premier qu’on était allé voir …

 

Mais franchement, c’était délicieux ! On vous recommande fortement la nouvelle cuisine néo-zélandaise du "Caution". Le Garlic & rosemary pizza bread était vraiment délicieux en entrée,  et les plats de poisson magnifiques, tout particulièrement la darne de saumon fourrée au saumon, surmontant son canapé de pommes de terre et de carottes, coiffée de son ravioli (au saumon) et de son asperge verte croquante. On vous passe les détails de la sauce aux fruits de la passion et à la coriandre, mais on n’en pense pas moins.

 

Quant au vin, on s’est laissé tenter par un verre de Gewurstraminner, ma foi très fruité, et qui n’a rien à envier à l’Alsace …

 

On va dire que ça nous a changé des noddles au beef ou au chicken ;-)

 

Dodo bercé par le bruit des vagues …

 

Chouette soirée … !

 


 

Dimanche : tastings en tous genres

 

Presque une grasse mat' pour le dimanche de la fête des mères ici en Nouvelle Zélande. Levées sous un ciel bleu éclatant, on décide d’aller voir de plus près la brocante hebdomadaire de Napier : rien d’extraordinaire, si ce n’est que sur le chemin on a croisé un requin des plus sympathiques !

 

 

On ne traîne pas trop, car la journée est chargée, et en plus elle commence avec du vin ! On vous l’a déjà dit, la région de Napier, c’est celle où on mange et où on boit bien, voire très bien. Et plutôt que d’admirer les vignobles depuis la voiture à cause d’un rhume (comme c’était le cas la dernière fois), cette fois-ci, on est bien décidées à profiter de tout !

 

Première étape : la Church Road winery, qui non seulement organise des visites guidées, mais aussi produit les vins les plus chers qu’on ait repérés sur la carte du resto de la veille. On arrive pile-poil à 11h, horaire prévu pour la visite guidée, et oh surprise, nous sommes les deux seules : on a un guide pour nous toutes seules ! Et comme en plus on lui dit qu’on vient du Médoc et de l’Alsace (ou presque), il est vraiment content de tout nous expliquer !

 

Ça a commencé par le tri des grappes fraîchement cueillies par … la machine ! Très peu de récolte à la main, ici, ils ont investi dans 4 machines à cueillir le raisin, dont le principe est simple, ça secoue les pieds de vignes, et les grappes tombent dans le filet. Vitesse de la machine, 4 km/h de rangs de vendanges !! C’est sûr que ça va plus vite que les hommes !

 

Le vin est ensuite pressé de différentes manières suivant sa couleur, puis mis en fûts pour fermentation. Désolé pour les puristes, mais le guide nous a bien confirmé que seuls les vins de leur haut de gamme étaient stockés en fûts de chênes, que les autres se contentaient de l’aluminium ou du béton (hum), et que de toutes manières, tous fermentaient grâce à l’ajout de levure, compensé plus tard par l’ajout de « preservatives ». On vous épargnera l’absence de bouchon en liège, remplacé par une capsule tout bête, et qui d’après notre guide, serait une pratique qui commencerait à se répandre en France.

 

 

Heureusement, pour la fermentation, tous les vins ont droit à des barriques en chêne importées de … France (yes !), plus particulièrement de Bourgogne, de Bordeaux ou de Lot et Garonne ! Petit conseil du guide, grâce à l’été exceptionnel de cette année, le cru 2007 sera particulièrement bon !

 

 

Suite de la visite avec une autre guide (moins bavarde) dans le musée présentant les scènes classiques de la vinification. Le point intéressant, c’est que le musée est situé dans ce qui était, jusqu’au milieu du XXième siècle, le réservoir à maturation du vin, c’est-à-dire une immense cave en béton avec quelques trous au plafond pour pouvoir remuer de temps en temps. Effectivement, on voyait encore le niveau du vin tout proche du plafond à certains endroits. L’astuce du propriétaire des vignes (qui avait voyagé jusqu’en France et voulait fabriquer du Bordeaux de retour au pays), c’était d’avoir banni les arêtes vives et d’avoir fait pour tous les murs des petits congés de raccordement, afin d’éviter le stockage de bactéries dans ces endroits impossibles à atteindre.

 

La visite a bien entendu fini par la dégustation, et oui, y’en a un qu’on a retenu, une sorte de Vendanges Tardives que notre guide a comparé au Sauternes, et qui oui oui oui, valait vraiment le détour !! "Virtu", c’est son petit nom.

 

Pour enchaîner, on ne pouvait pas faire autrement que d’aller voir d’un peu plus près la fabrique de fromage Te Mata Cheese. Pas de visites, mais une table de dégustation non surveillée, donc on en a bien profité ! Au menu, chèvre, bleu et une sorte de fromage coulant au goût prononcé … on a cru revivre pendant une demie heure … Pour prolonger le plaisir, on a quand même acheté un petit (et cher) morceau de chaque sorte, en se promettant la prochaine fois d’y aller manger un de leurs plateaux d’antipasti, composé de pains maison et de fromages … Le petit détail qui tue, c’est la boite de Rouy qui décorait une de leur étagère 

 

 

Après avoir traversé les beaux vignobles de Hawkes Bay et leurs châteaux originaux, l’étape suivante, c’est une sorte de musée du miel (Arataki Honey Visitor Centre), qui finalement servait aussi de faire-valoir à la boutique, sauf que là, la partie musée était vraiment bien faite et intéressante : maintenant on sait même parler « abeille ». Pour dire qu’il y a de la nourriture quelque part, un tour sur soi même, et on s’arrête dans la direction de la nourriture, facile non ? Le plus intéressant, c’était une sorte de vitrine ouverte sur une ruche en activité avec sa reine et ses ouvrières … et la dégustation : plein de robinets de miel, plein de petites cuillères en plastique jetables, et le reste is up to you 

 

 

En dernier, et pour le 4h, il restait le chocolat et son musée (The Silky Oak Chocolate company) retraçant l’historique sur 3000 ans. Qui savait que le chocolat valait plus que l’or au temps de Mayas, et que les grains de cacao représentaient même leur monnaie ? Qui savait que le cacao s’est bu pendant près de 2500 ans, et que ce n’est que depuis le 17ième, 18ième siècle qu’on arrive à le manger ? ou encore qui savait que la recette du chocolat au lait (qui se mange) a mis des années et des années à être découverte ? Savez vous que chaque soldat américain a encore dans sa ration quotidienne un morceau de chocolat ?

 

Bref, vraiment une très belle expo très fournie et très documentée, pour finalement une fabrique vide (dimanche oblige) mais surtout des chocolats très moyens (on va dire le bas de gamme qu’on peut trouver en France au moment de Noël)… dommage parce que moi, les mayas m’avaient mis l’eau à la bouche !

 

Finalement, croyez-le, ou pas, mais les dégustations étaient tellement copieuses qu’elles se sont avérées suffisantes pour nos estomacs : pas de lunch ce dimanche !

 

Et que personne ne vienne critiquer : oui, on a mangé et on a bu, oui on n'a quasiment fait que ça, mais qu’est ce que c’était bien !!! 


Publié à 08:30, le 14 mai 2007 dans On the road again
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Hihi...

" J'ai bien mangé j'ai bien buuuuu " :D Et bah alors, vous avez vien le droit de profiter ! Euh par contre le truc bleu là, il fait peur ^^

Publié par MaryloO à 10:54, 18 mai 2007

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