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Itinérances : Annuaire des Voyages et des Activités de Plein Air



horloge parlante

21/04/07 Week end capital

… mais finalement pas tant que ça. On va plutôt dire un week-end tranquille, juste histoire d’aller déposer tous nos microbes à Wellington, la capitale, et surtout de les y laisser ! Pas d’organisation, du butinage avant tout, les vacances quoi ;-)

 

1er acte : Wellington city, samedi … après-midi … (hum)

 

Pour être sûres de passer une nuit au chaud, on est donc parties samedi matin, au petit matin, enfin tôt, enfin vers 10h finalement. 2h de route exactement pour 143 km, c’est le van, la route qui tourne, les gens qui font comme nous, enfin la conduite en NZ quoi …

 

Pour une fois qu’on fait la route aller de jour, il faisait même beau, voire très beau. La route pour Wellington, c’est la route number 1 (logique), et elle longe les montagnes, puis la mer de Tasmanie, ce qui laisse présager de beaux paysages ! ça n’a pas raté et c’est plutôt pas mal, même sur le début qu’on connaît un peu. On attaque ensuite la portion « maraichère » du parcours, avec plein de petits marchands de légumes et fruits frais sur le côté de la grande route, et plein de terrain où on peut cueillir nous même nos achats, à retenir pour la prochaine fois !

 

C’est à 60 km de Wellington que les choses commencent à changer. Incroyable mais vrai, mais ce qu’on traverse ressemble à une banlieue, ou plus exactement à des villes collées les unes aux autres … C’est la première fois qu’on voit ça en NZ !

 

Quelques embouteillages plus loin (ça aussi c’était jusqu’ici assez rare en NZ), et on arrive à Wellington. Forcément, on se rate, on tourne 45 min dans le centre ville pour arriver à trouver une place gratuite, et finalement on se gare dans une petite rue à l’écart gratuite le samedi. Il fait beau, on a faim, et une ville à découvrir !

 

Direction le centre ville, et ses rues soit disant piétonnes (en fait elles seront semi-piétionnes seulement, seule Napier garde ce privilège pour l’instant). Animées, cependant, elles le sont ! Beaucoup de musiciens qui jouent dans les rues, beaucoup de gens qui se promènent aussi, et quelques choses bizarres qui traînent par ci par là (ça commence).

 

L’office de tourisme d’abord, histoire de ramener notre kilo habituel de documentation, puis on se dirige vers le Civic Square, cœur de la capitale. C’est grand, ensoleillé à en faire mal aux yeux, et y’a une drôle de boule qui flotte en l’air (la même qu’à Hasting cela dit). Comme ça semble sympathique, avec plein de beaux et bizarres monuments à regarder, on décide de jeter l’ancre ici pour déguster nos sandwiches préparés du matin !

 

 

Une petite heure plus tard, après avoir lu nos guides et notre kilo de doc, il se trouve qu’on est à côté de plein d’édifices importants, le Town Hall pour commencer. Pas de chance, il est fermé le samedi, mais c’est pas grave, on est pleine de ressources : on traverse le square, et 20m en face se trouve la porte (monumentale) de la City Gallery.

 

Alors, la City Gallery (www.citygallery.org.nz), sachez pour votre culture que c’est l’ancienne bibliothèque municipale reconvertie en musée d’art contemporain, le plus important du pays, et que ses expositions, toutes temporaires, sont très très controversées … On a rapidement compris pourquoi ! Pas le droit de prendre de photos, donc il va falloir nous croire sur parole (et ça va pas être facile), mais voici au moins quelques unes des œuvres … euh … décalées … qu’on a eu l’occasion de contempler :

 

  • une montagne de pop corn
  • une chaussure pendue par les lacets et mise en mouvement par un ventilateur
  • des saucisses en bois
  • un patchwork de photos de moutons, chacun habillé avec un pull de couleur différente
  • une grosse boite en carton qui bouge toute seule
  • un barbecue complètement recouvert de tricot (y compris les steaks et le fil électrique)
  • un mur recouvert de plastique bleu
  • des coutures découpées

Et plein d’autres choses à la pointe de la création contemporaine mondiale ! Le clou du musée étant quand même sa boutique d’œuvres à vendre, avec en best seller (enfin ça c’est pas sûr), un fond de boite à pizza, utilisé et graisseux, encadré, pour 700 $ ! On a failli craquer ! Attention, ne vous méprenez pas sur le ton utilisé, on a adoré ce musée ! Surtout qu’il était gratuit, et que jamais en France cela arriverait ! Le petit plus : il y avait même un mur d’expression libre pour tous les visiteurs, invités à décrire leurs états d’âme sur l’art en général par le biais d’un petit morceau de papier punaisé. Ça c’est chouette !

 

Sorties de ce lieu étrange, il a fallu s’habituer à nouveau à la réalité, sauf qu’en se promenant sur le front de mer à Wellington, il y a quand même plein de choses bizarres. En particulier un beau pont en bois sculpté, le city-to-sea bridge, des totems maoris et un énorme toboggan pour les petits enfants. Comme en plus la vue donne sur la baie, très fermée mais immense de Wellington, les ferrys qui commencent la traversée vers l’île du sud, et le port de plaisance, on comprend bien pourquoi c’est un des lieux favoris de promenade des habitants.

 

 

On avait décidé de mettre le cap sur LA rue commerçante de la ville, son artère principale, la Lambton quay, et puis on s’est laissé ensorceler par le cable car, qui monte tout en haut de la ville, en escaladant progressivement les collines et leurs belles villas, pour finalement arriver au Botanic Garden. Alors déjà les funiculaires, c’est bien parce que ça rappelle la montagne, mais en plus celui-là était vraiment beau … et rouge !

 

 

En route donc, il y a même plusieurs arrêts, dont un pour l’université : z’ont de la chance les étudiants ici ! Arrivées tout en haut, c’est la nuit qui tombe, on a donc droit à une vue « orangée » sur Wellington, sa baie et ses collines. On se balade un peu dans le parc tout en haut, mais pas plus que ça, on préfère se garder cette excursion pour une autre fois où il fera jour. Mais les quelques sentiers qu’on a pris ont l’air magnifiques.

 

 

Descente en tramway vers la ville où maintenant tout est fermé, on erre un peu dans les rues vides, puis finalement on se décide à chercher un endroit où garer le van pour dormir. Sauf que dormir à Wellington, ça nous tente très moyennement. On décide donc d’aller voir dans la petite péninsule voisine, « Marine Drive », s’il y a quelques plages tranquilles (parce que maintenant il nous faut le bruit des vagues pour nous bercer) prêtes à nous accueillir. Et ce qui tombe bien, c’est qu’il y en a une connue pour ses manchots pygmés. C’est donc forcément celle là qu’on choisit, et en 20 min (et en demandant notre chemin) on y est. Vous vous imaginez dormir dans un coin perdu à 10 km de Paris vous ? Sachez qu’en NZ, c’est possible !

 

On se gare à 10m du célèbre panneau, on scrute l’horizon (noir), la mer (noire), la route (noire), les maisons d’en face (illuminées dans le noir), mais on ne voit pas de manchots. Même nos délicieuses « beef noddles », (tièdes parce que la bouteille de gaz nous a lâché en plein milieu de la cuisson), ne réussissent pas à les attirer !

 

 

Dodo, bruit des vagues, et rêves de manchots dès 21h …

 

2ième acte : Wellington, inside & outside …

 

Snif snif sniff, les manchots n’étaient pas de sortie cette nuit là. On les a donc seulement imaginées, d’après les reportages TV, quand ils traversent la route et qu’ils se réfugient dans les maisons voisines … Ils ne sont même pas venus visiter notre van !

 

Ce qui fait qu’en se levant à 7h, les seuls animaux à nous accueillir étaient … nos amies les mouettes. Une rapide promenade photo pour immortaliser le lieu de notre nuit, et on part vers notre petit dej, prévu dans une autre baie, la Howhiro Bay, où est censée se trouver une colonie d’otaries à fourrure. Le petit dej n’est pas mauvais, bien sans boisson chaude (toujours pas de bouteille de gaz), mais la ballade s’avère plus courte que prévue : les otaries prennent leurs quartiers d’hiver seulement à partir de mai ! D’après le ranger qui patrouille dans le parc, il y en aurait une qui se balladerait en se moment, mais il n’est même pas sûr qu’on la voit L … et il y a quand même une bonne heure de marche pour arriver chez elle, à la pointe de la péninsule !

 

Ce qui explique qu’on ait bifurqué vers le premier lieu d’aventure qui se soit présenté à nous, en l’occurrence un canyon de toute beauté, mais un peu étroit  et touffu sur la fin : le sentier était certes tracé, mais pas entretenu, et disparu sous un an (au moins) de végétaux-dont-on-ne-connaît-pas-le-nom, mais qui ressemblent cependant à des cactées exotiques de chez nous. On a ainsi fait mumuse pendant une bonne heure en jonglant avec les plantes à écarter pour trouver notre chemin, le ruisseau à traverser, puis à re-traverser, puis à re-re-traverser, et avec le relief qui se prêtait particulièrement bien à des rêves de blocs 

 

 

Après s’être bien défoulé, direction les grands magasins, ouverts le dimanche comme tous les autres jours, un pour la bouteille de gaz (on en prendra 3 pour la peine), un de montagne pour dépenser quelques sous, et un de souvenirs (pour la même raison, mais pas les mêmes personnes). Et comme on a dépensé pas mal d’argent ( mais acheté plein de belles choses!), c’est seulement vers 12h30 qu’on attaque la montée … enfin, que le van attaque la montée vers le Mont Victoria et son lookout sur Wellington, sa baie, voire l’île du sud par temps clair. Et bien la publicité était presque mensongère : il faisait un temps clair, mais nuageux d’altitude, et on n’a pas pu apercevoir l’île du sud, pas plus que ses montagnes enneigées qui font rêver ! On va quand même pas trop faire les difficiles, oui, c’est vrai, le point de vue est merveilleux … mais quand même pour faire des photos c’est mieux d’avoir un ciel bleu 

 

Bref, le lunch étant vite avalé, il nous reste une bonne partie de l’après midi pour découvrir LE musée de Wellington, le « Te Papa ». Alors d’abord, il est immense, beau car moderne, et gratuit ! (la seule expo payante, c’était celle sur l’Egypte, et nous on n’est pas en NZ pour voir des pharaons !)

 

 

N’hésitez pas à vous rendre compte par vous même sur www.tepapa.govt.nz, ça vaut le coup ! On a passé l’après midi à visiter à peine le quart du musée, c’est à dire à voir une très belle et très documentée exposition sur le pourquoi des tremblements de terre en NZ (le vécu c’est ici), à se promener dans une reconstitution du « bush » en extérieur, mais cependant en pleine ville, ou encore à découvrir toute la faune et la flore présentes en NZ (avec entre autre une chouette explication sur l’écrasement des possums sur les routes, si si). N’oublions pas le magnifique Marae moari (plus d’explications à venir dès qu’on en visitera un traditionnel), et la surprenante terrasse : on pensait être habituées à peu près tout depuis la City Gallery de la veille, mais on doit avouer que le combi Volkswagen, assorti aux troncs d’arbres verts pommes, ainsi que le voilier monté (à tous les sens du terme) sur place ont réussi à nous surprendre !

 

 

Ce qu’on retiendra de Wellington, c’est donc sa contemporaineté (hum ?) poussée à l’extrême !


Publié à 08:11, le 23 avril 2007 dans On the road again
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Citygallery

Salut, les filles!
Extra, le reportage!
Vu les moutons! Plus beaux qu'en vrai!
C'est sûr que sans leur pull,
il doivent se sentir à poil!
Continuez bien!

Publié par Anonymous à 09:33, 24 avril 2007

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Hihi...

" Contempler une montagne de pop corn " ... j'en connais un qui n'aurait pas résisté :D

( Indice ? Frère... ^^ )

Les photos sont vraiment superbement superbes, wow.

Publié par MaryloO à 08:01, 28 avril 2007

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