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Samedi : Napier, une ville Européenne comme Miami (ou vice versa)
Napier 7h du mat’ sur la Marine Parade : on se réveille tout doucement dans le van. Arrivées la veille au soir tard et fatiguées (allez voir le Vansweek de la semaine), on s’était pas trop posé de questions : garées à l’entrée du centre ville le long d’une grande avenue, dodo direct, même sans manger, c’est dire !
Il se trouve qu’on n’a pas trop mal choisi l’endroit : l’océan Pacifique est à 30m, l’office de tourisme à 15m, les toilettes publiques à 10m. Et des palmiers partout. La Marine Parade, c’est bien ça : la promenade des anglais de Napier en fait. Chouette alors. Et en plus on a un ptit dej de luxe : home made crêpes, miel, sucre, et thé au citron. Les crêpes, c’est pour le plaisir, le miel et le thé citron, c’est pour combattre le rhume qui nous attaque depuis 2 jours …
Ptit dej donc, ballade le long de la plage en gravier noir, et il est trop tôt pour passer à l’office de tourisme. Direction la colline de la ville, Bluff Hill Domain, pour y découvrir le port vu d’en haut, le paysage de Hawkes Bay, et aussi les très belles villas du quartier. Il paraît que Napier concourt avec Miami pour le titre de ville Art Déco mondiale, en tout cas, sur cette colline, on s’ y croirait !

Pour ceux qui recherchent une résidence secondaire, le prix moyen d’une de ces villas est de 300 000 $/ 150 000 €, c’est à dire donné !

Inutile de dire qu’en plus de la vue sur le pacifique, sur l’intérieur des terres et sur le port, la végétation n’est pas en reste : palmiers, grandes belles fleurs, tout le bush habituel, mais cette fois cultivé et ordonné ! Et pour ne rien gâcher, il y a même des superbes jardins au pied de la colline : centennial gardens, avec une cascade, des bassins, et toutes les plantes possibles et inimaginables.

Certes il y a l’ancienne prison en face, mais c’est plutôt discret : impossible de voir à l’intérieur, puisque c’est le siège d’un parc d’attraction où paraît-il on peut croiser des fantômes (nooon ?!). Bien entendu, on n’y est pas allé, on est juste rentrées discrètement dans l’auberge de jeunesse située à l’intérieur pour jeter un coup d’œil, mais on a rien vu de très « scary ». A se demander si la prison existe encore !
On est donc redescendues sans potes fantômes vers l’office de tourisme pour se renseigner un peu sur la ville en elle-même. Et c’est donc armées d’un plan que nous partons à sa découverte. Ça commence plutôt bien avec la première rue piétonne que je vois ici en NZ : une rue assez large, pavée, bordée de magasins et de palmiers, et plein de monde qui fourmille dedans !
Il faut savoir que Napier, ici, c’est un peu comme la côte d’azur en France : il est censé y faire toujours beau. Ce qui ne gâche rien, c’est aussi que c’est une région réputée pour ses vignobles et sa nourriture : les vignobles, on les découvrira plus tard, mais en revanche, on verra plein de vrais restos (et pas des fast food améliorés), de vrais cafés, et même une boulangerie !! D’ailleurs, notre premier but est de trouver un marché de producteurs locaux. Une demie heure après avoir tourné dans la ville, on y arrive enfin, peu d’exposants, quelques marchands de légumes et de fruits, mais surtout un étal entier de pains en toute sorte ! Je craque, et on achète pour le lunch une grosse fougasse à l’huile d’olive (snif, j’en pleurerais) et au romarin. Géniale cette ville 

Il nous reste toute la ville à parcourir : tous les bâtiments, à de très rares exceptions près, sont de style « mission espagnole », et de couleurs plutôt variées, voire inhabituelles, et ont été construits après le tremblement de terre de 1931 qui avait complètement détruit la région. Ceci explique cela … On doit avoir environ 100 photos de ces bâtiments, plus celles des fresques murales par ci par là , plus la déco sur toutes les bornes, plus la déco sur tous les gros plots qui font office de bancs ou de pots de fleurs …

mais on n’en mettra pas trois tonnes, car il est fort probable qu’on y passe de nombreux week-ends quand le vrai hiver viendra On en garde un peu pour les prochaines fois donc.

Après notre ballade, la fougasse se fait alléchante, même au fin fond du sac, et on en profite pour se faire un lunch de grand luxe sur la plage, avant de partir pour le Cap Kidnapper, où est censée nicher toute une colonie de fous … (on parle des oiseaux bien sûr).
A ce stade, je me permets de rajouter une parenthese totalement inutile (et forcement, c'est Sophie qui ecrit) pour dire qu'entre le lunch et le Cap Kidnapper, je me suis fait le luxe de prendre une douche... La douche se trouvait dans les toilettes de l'office de tourisme, et pour la modique somme de 1$, vous avez le droit a 7 min d'eau chaude, dans une douche, je n'irais pas jusqu'a dire plus propre que celle que vous avez a la maison, mais tout aussi propre, et spacieuse... Bref, un luxe que l'on va certainement apprecier pour nos week end hivernaux!
Bref, 20 km de van, et on arrive à la fin de la route : la colonie niche à 9 km de là, et pour y aller, il fait obligatoirement passer par la plage, et à marée haute c’est impossible … ça sera donc pour la prochaine fois, d’autant plus qu’on a vu des locations de vélos vraiment pas cher. Plutôt que d’y aller à pied, le vélo doit être la solution idéale pour approcher les grands oiseaux !
Retour rapide vers Napier, et puis en passant on voit un match de rugby dans le stade juste au bord de la route. On s’y arrête, le coffre vers le terrain, et la van est converti en tribune d’honneur avec oreillers fournis. Pour ma part, je glisse rapidement vers la sieste (because of crêpes + fougasse + rhume), mais paraît-il que le match n’était pas spectaculaire. Par contre, les petits qui jouaient pieds nus sur le bord du terrain nous ont fait peur : pas étonnant que les All Blacks soient si forts !
Retour à Napier, cette fois ci pour de bon, et on se dirige vers le port Ahuriri. Port de plaisance sympathique, avec plein de petits restaurants donnant sur la baie. De grands apparts de luxe aussi, et puis aussi un petit marchand/fast-food de poissons et fruits de mer : alors si vous savez ce que sont les « soles » in english, ça nous intéresse, parce que les 10 kg étaient à 25$/13€ ! C’est dommage, on n’a pas été voir, car la traduction sole = sole nous semblait impossible … Si ça se trouve, on est passées à côté d’une affaire sensationnelle 

On a donc mangé notre repas du soir prévu : des nouilles à la sauce thaï (sans sole), et toujours un petit thé miel-citron pour chasser les microbes, avant de repartir à l’assaut de Napier by night, histoire de faire quelques jolies photos. Pour la vie nocturne, peut être qu’on était trop tôt, mais les restos étaient vides pour la plupart.

On a quand même vu quelques limousines tourner, dont une version 4WD …
Dodo dans un petit parking donnant sur la plage, repéré dans la journée grâce aux 6 vans déjà présents, et aux sacs de couchage séchant dans les arbres. Le rhume aura raison de nous, et à 9h30, on dort déjà …
Dimanche : Te Mata Peak, trails en tous genres
Pas de grasse mat le dimanche, surtout qu’encore une fois on voulait voir le lever de soleil. Certes on s’était un peu raté de quelques degrés sur l’orientation à donner au van pour en profiter sans se lever, mais à 7h et des poussières on était quand même dehors avec notre désormais traditionnel thé miel citron et toutes les crêpes qu’il restait … On a même discuté avec un allemand et un tchèque sortis d’autres vans. Interesting !

9h30, on décolle enfin de Napier, direction Hasting, la deuxième ville Art Déco (mais plus petite) à 20 km de là. C’est beaucoup moins vivant que Napier, en tout cas le dimanche matin, mais on peut y voir pas mal de monuments ou sculptures très contemporains ! Des moutons figés à vie, des fresques sur le mur d’un supermarché, ou encore une grosse boule bizarre suspendue en l’air en sont quelques exemples.
Ptite ballade dans le centre ville, et on repart rapidement vers la campagne juste à côté.

Parce que, vous l’avez compris, cette région est réputée pour toutes ses bonnes choses à boire et à manger. Et c’est pourquoi il existe un Wine trail et un Food trail, pour découvrir la gastronomie locale. On avait bien repéré une fromagerie, mais d’une part la visite se fait plutôt en semaine, et d’autre part on est vraiment trop malades pour profiter de la dégustation finale. On se garde donc bien au chaud ces deux parcours plutôt très intéressants, on y reviendra une fois en bonne santé. Pour le vin, on a quand même pris de l’avance, on a ramené 2 bouteilles, une de rouge, une de blanc, pour se faire une idée des vins néo-zélandais. (Tous les vins qu’on peut trouver dans les supermarchés sont des vins australiens, les vins NZ étant quasiment tous destinés à l’exportation !)
Heureusement, il nous reste le Te Mata Peak au programme, ça va nous faire prendre l’air, parce qu’il commence vraiment à faire très chaud et très beau. On se trompe de route une première fois (mais au moins on le voit sous un côté inhabituel), et la seconde c’est la bonne, on peut se garer au premier parking, celui tout en bas (car la route monte tout en haut, oui oui, si c’est pas dommage ma bonne dame !).

Pour situer un peu, le Te Mata Peak, c’est un sommet de 399m qui domine toute la baie, et qui est très bien équipé en chemins en tous genres. Pour nous, on fait le choix de suivre les vallées que laisse deviner le plan de l’office du tourisme, et ainsi de prendre les chemins détournés pour atteindre la sommet.

Whouaaa … c’est trop trop beau ! Encore une fois, les palmiers côtoient les sapins, le tout dans des canyons arides recouverts d’herbe jaune. En bas, il y a le bush et ses falaises, les marais et leur végétation généreuse, la forêt des Giant Redwood et ses arbres immenses, et en haut il y a le sommet, ses falaises à pic, ses décos de parapente et delta (faut s’accrocher et avoir confiance), et ses coquillages fossilisés dans le roc !

On y a passé l’après midi entière pour la peine, en essayant de prendre le maximum de sentiers. En plus, il y avait même un sentier VTT, à faire envie ! (mais on n’a pas de vtt pour l’instant, )
Ça c’est de la journée ! |